Le « 8 » prend naissance en Indochine, le 28 février 1951 à Hanoï, sous le nom de 8e bataillon de parachutistes coloniaux.

En 1952, il prend la dénomination de 8e groupement de commandos parachutistes (8e GCP). Le 1er août 1953, il devient le 8e bataillon de parachutistes de choc (8e BPC).

Il participe à la bataille de Dien-Bien Phu qui débute le 13 mars 1954 et se termine le 7 mai par la reddition sur ordre du camp retranché. La quasi-totalité des paras du 8e BPC disparaît, tués, disparus ou en captivité. Le bataillon est dissous le 19 mai 1954.

Il est recréé le 1er mai 1956 sous l’appellation de 8e régiment de parachutistes coloniaux (8e RPC) en Algérie, au sein de la 25e division parachutiste. Sa zone d’action est l’Est algérien sur la frontière tunisienne. Le 1er décembre 1958, il devient le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8e RPIMa).

Il rentre en France le 8 juillet 1961, en garnison à Nancy, avant de rejoindre Castres en juillet 1963.

19 officiers, 91 sous-officiers et 437 marsouins parachutistes sont morts pour la France, sous les plis de son drapeau. Les derniers sont tombés au combat en Centrafrique le 9 décembre 2013.

RETROUVEZ ICI LES QUATRE VOLUMES DE L’OUVRAGE « CINQUANTE ANS AU 8 »

HISTOIRE, VALEURS, ESPRIT, HÉRITAGE :

LE MAJOR (er) JACQUES ANTOINE ÉVOQUE LE « 8 »…

« C’est un message fort, celui de l’héritage. Comme l’ont été les anciens, les soldats d’aujourd’hui seront les vétérans de demain, et ils savent qu’ils auront un devoir à remplir, transmettre leur force, leur foi et leur courage aux plus jeunes, ceux à qui l’avenir de la France va être confié ».

Le major (er) Jacques Antoine s’adresse à une jeune élève de la classe « Défense » de Barral et répond à ses interrogations.

Les clips suivants sont extraits de la vidéo réalisée suite à la cérémonie de l’anniversaire des 70 ans du « 8 » le 17 juillet 2021 au quartier Fayolle.

70 ANS DE BAROUD : HISTOIRE DU RÉGIMENT…

(Bouton « f » pour lecture plein écran)

1951 : CRÉATION D’UN BATAILLON

CASTRES, VILLE MARRAINE DU « 8 »

L’ESPRIT DU « 8 » : VOLONTAIRE…

LES CHEFS DE CORPS DU « 8 »

INDOCHINE

ALGÉRIE

FRANCE

UNE BIEN JOLIE CRAVATE…

Le titre, certes est trompeur. Il ne s’agit pas de la plus belle cravate, celle de l’Amicale du « 8 » mais de celle qui orne la hampe de notre drapeau.

Longtemps sa cravate s’est ornée d’une croix de guerre des théatres d’opérations extérieures (TOE) portant quatre palmes sur son ruban. Ces palmes témoignaient des citations à l’ordre de l’armée gagnées par le sang de nos grands anciens d’Indochine, une par année de présence, de 1951 à 1954.

En Algérie, le régiment n’a pas gagné de citations sur une quelconque croix de guerre puisque depuis 1848, ce territoire était divisé en trois départements français, Constantine, Alger et Oran. On ne pouvait donc pas considérer que c’était une guerre, on y faisait des opérations de maintien de l’ordre. On parlait pourtant d’état de guerre. Les citations étaient remplacées à titre collectif par les lettres de félicitations décernées par les généraux commandants de secteurs. Le « 8 » en a reçu 11, témoignages d’un remarquable bilan.

A titre individuel, pas de croix de guerre non plus. On créa donc en 1956 la croix de la valeur militaire pour la remplacer. Au retour d’Algérie, le « 8 » se retrouve en garnison à Nancy puis à Castres pour y vivre pendant 17 années un rythme de temps de paix.

Il faut attendre 1978 pour qu’il soit enfin engagé à l’extérieur au niveau régiment. Il part, sous mandat ONU (FINUL) relever le 3e RPIMa au Liban. Son valeureux comportement va lui va lui valoir au retour une citation à l’ordre de l’Armée mais sans croix de guerre, car l’ONU ne faisait pas la guerre au Liban.

Le 12 avril 1979 le ministre de la défense signe, au profit du 8e RPIMa la décision n°28 attribuant une citation à l’ordre de l’Armée.

Il n’y avait donc qu’un texte comme preuve visuelle. Le « 8 » avait cinq citations mais seulement quatre palmes apparentes.

On aurait pu en rester là mais en 2011, il est décidé d’attribuer des citations collectives aux régiments ayant combattu en Afghanistan. Le 8e para de marine en fait partie. Ce n’est toujours pas une guerre juridiquement parlant, il n’y a donc pas de croix de guerre en support. Toutefois, la croix de la valeur militaire est choisie pour remplir ce rôle. Le « 8 » recevra donc deux citations à l’ordre de l’armée avec une croix de la valeur militaire portant deux palmes. Le 8e RPIMa en rajoute ainsi deux au drapeau portant le nombre à six.

Et le Liban alors, avec sa citation avec palme virtuelle ?

C’est enfin résolu par son ajout sur la croix de la valeur militaire. On en est donc à sept palmes en 2013. C’est d’ailleurs à l’arrivée de la seconde citation d’Afghanistan que le port de la fourragère rouge et blanche est autorisé cette année-là.

Mais la marche de l’histoire ne s’arrête pas pour autant. En 2017, la croix de la valeur molitaire du drapeau reçoit une étoile de bronze pour l’opération Barkhane et tout récemment, le général Vincent GUIONIE porte à huit le nombre de palmes sur la croix de la valeur militaire du drapeau pour l’opération Sangaris en République Centrafricaine (RCA) du 17 juillet 2013 au 26 février 2014. Cette récompense qui s’annonce 7 ans après cette mission éprouvante n’est que justice. Jamais les hommes du « 8 » en Afrique n’ont connu un tel chaos tout en déplorant la perte de deux paras de la première compagnie.

Le 8e de marine présente donc huit palmes et une étoile au drapeau sur une bien jolie cravate !

Major (h) Jacques ANTOINE

Avenue du lieutenant Jacques Desplats

81108 Castres Cedex