Articles de presse

« L’Occident qui dominait le monde c’est fini »

Interview intéressante de Gérard Araud par Xavier Frère, parue dimanche dans les Dernières Nouvelles d’Alsace le 11 septembre 2022.

Inauguration du monument à la mémoire des militaires français portés disparus durant la guerre d’Algérie (1954-1962)

Par le Journal Catalan du 11 septembre 2022

Le 30 aout 2022, madame la secrétaire d’Etat chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, madame Patricia Mirallès, a présidé l’inauguration à Port-Vendres, du monument national à la mémoire des 652 militaires portés disparus pendant la guerre d’Algérie.

Elle était entourée de monsieur le préfet Rodrigues Furcy, du général d’armée Éric Bellot des Minières, inspecteur général des armées, du représentant du conseil régional, de madame Hermeline Malherbe, présidente du conseil départemental, de monsieur le maire de Port-Vendres, monsieur Grégory Marty. Les maires des communes voisines, comme monsieur Antoine Parra, président de la communauté de commune, et monsieur Christian Grau, maire de Cerbère, avaient tenu à s’associer à cette démarche mémorielle.

Alors que l’on commémore en 2022, le 60ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, l’inauguration de ce monument permet de rappeler la mémoire de ces hommes et de ces femmes, de tout grade, de toute origine, et de toutes les armées qui ne sont jamais revenus d’Algérie (à l’époque département français d’Algérie), et pour les locaux qui n’ont jamais retrouvé leur famille.

L’association Soldis Algérie, présidée par la général (2s) Fournier, a œuvré pendant huit années à analyser les dossiers des militaires disparus dans les archives françaises, mais malheureusement toujours sans accès aux archives algériennes (!) ; cela pour établir cette liste de 652 noms d’hommes et de femmes, « ni morts ni vivants », qui aujourd’hui grâce à ce monument national reposent symboliquement en terre française. Leurs familles disposent enfin d’un lieu de recueillement, 60 années après leur disparition…Monsieur le maire de Port-Vendres a rendu possible par son soutien à la démarche de l’association Soldis Algérie, l’implantation de ce monument sur sa commune.

Le général Fournier a tenu à remercier le président du comité d’entente des associations patriotique et mémorielles du département, monsieur Jean Jacques Gondal, et le délégué général du Souvenir Français pour les Pyrénées Orientales, le général Gilles Glin pour leur soutien local.

Dans cette logique, une forte délégation du Souvenir Français des Pyrénées Orientales, notamment de la Salanque, était présente à cette cérémonie. Présidents et présidentes de comité, porte-drapeaux, jeunes et ainés, constituaient cette délégation.

Par ailleurs, à l’issue de la cérémonie, madame la secrétaire d’Etat salua monsieur Jean Luc Aldebert, délégué aux porte-drapeaux du Souvenir Français, et le plus jeune porte drapeau présent, le jeune Matthieu, 9ans ! Elle nota la présence parmi les jeunes porte-drapeaux du Souvenir Français de volontaires du SNU (Service National Universel) que le gouvernement développe en France.

Par ailleurs, à l’issue de la cérémonie, madame la secrétaire d’Etat salua monsieur Jean Luc Aldebert, délégué aux porte-drapeaux du Souvenir Français, et le plus jeune porte drapeau présent, le jeune Matthieu, 9ans ! Elle nota la présence parmi les jeunes porte-drapeaux du Souvenir Français de volontaires du SNU (Service National Universel) que le gouvernement développe en France.

Massacres de Bisesero au Rwanda :

Par Le Figaro avec AFP

Publié le  9 septembre 2022

Pour votre information…on a gagné aprés 17 années de combat. Mais ce n’est pas fini avec un appel des parties civiles prévisible.

Amicalement,  JC Lafourcade

L'ex-commandant de Turquoise se félicite du non-lieu en France.

La décision des magistrats instructeurs parisiens «démontre l’inanité des accusations ignobles, abondamment relayées dans la cybersphère, et qui ont voulu porter pendant ces nombreuses années un discrédit sur les militaires français et leur action au Rwanda». AFP

Le général Jean-Claude Lafourcade, à la tête de l’opération militaro-humanitaire «Turquoise» française accusée d’inaction au Rwanda pendant les massacres de Bisesero en juin 1994, s’est félicité vendredi 9 septembre dans un communiqué à l’AFP du non-lieu général ordonné dans l’enquête sur le sujet.

Bas du formulaire

«Cette ordonnance de non-lieu ne laisse place à aucune ambiguïté et corrobore en tout point les déclarations faites auprès des enquêteurs par l’ensemble des officiers concernés, pour conclure à l’absence de toute responsabilité de l’Armée française», se réjouit celui qui commandait l’opération en juin 1994.

La décision des magistrats instructeurs parisiens «démontre l’inanité des accusations ignobles, abondamment relayées dans la cybersphère, et qui ont voulu porter pendant ces nombreuses années un discrédit sur les militaires français et leur action au Rwanda.» Ces derniers, «injustement accusés», «sont définitivement réhabilités et peuvent afficher leur fierté de ce qu’ils ont accompli au Rwanda», d’après le général Lafourcade, évoquant une opération menée avec «humanité, engagement et dans le respect de l’éthique» et qui «a permis de sauver de nombreuses vies».

Il demande «que le récit de ces événements tragiques puisse être complété par la consultation de l’ensemble des archives de l’ONU et des divers États impliqués dans la crise rwandaise.» Plusieurs parties civiles, dont les associations Survie, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) ont fait appel jeudi de ce non-lieu.

Elles accusaient la mission Turquoise et la France de «complicité de génocide» pour avoir, selon eux, sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsis réfugiés dans les collines de Bisesero, laissant se perpétrer le massacre de centaines d’entre eux par les génocidaires, du 27 au 30 juin 1994. Selon l’ONU, les massacres ont fait plus de 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Quatre siècles d’histoire des troupes de marine

La création par Richelieu des “compagnies franches de la mer” est probablement postérieure à l’année 1622 retenue par la tradition, mais la légende ancre dans les mémoires les histoires qui le méritent. Retour sur l’épopée de cette arme d’élite dont 14 unités vont défiler sur les Champs-Élysées.

Lire l’article de Valeurs Actuelles…

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Le « 8 » déployé en Roumanie : « Heureux d’être avec nos alliés »

Des paras du « 8 » embarquent pour la Roumanie depuis la base d’Istres. / 8eRPIMa Valentin COURAYE

Environ 370 paras, dont 214 Castrais, sont actuellement déployés en Roumanie, à deux heures du théâtre de guerre à l’est dans le conflit russo-ukrainien. Le chef de corps du 8eRPIMa, Christophe Degand, détaille les contours de cette mission.

L’information est passée plutôt inaperçue, noyée dans la ferveur du parcours du CO, longuement traité dans nos colonnes. Bien avant son départ, le colonel et chef de corps du 8eRPIMa, Christophe Degand, avait répondu à nos questions sur le déploiement, pour la première fois, du régiment castrais en Roumanie, dans le cadre de l’Otan. Environ 250 paras castrais sont sur place, à deux heures des combats à l’est.

Le conflit russo-ukrainien a-t-il des conséquences sur le calendrier du « 8 » ?

Étonnamment, le conflit n’a pas – initialement – eu de conséquences concrètes sur le calendrier du « 8 » : une grande partie du régiment était d’alerte lors de son déclenchement et les paras ont appliqué avec la rigueur habituelle les consignes qui permettent de garantir la réactivité en cas de déclenchement de l’alerte (c’est-à-dire la capacité à sortir du quartier pour être projeté en opération en 12h). Ceux qui n’étaient pas d’alerte à ce moment se sont très naturellement astreints au même régime, car en cas de déclenchement d’une opération, tout le monde veut « en être ». Au final c’est une autre unité – spécifiquement d’alerte OTAN au moment de la crise – qui a été projetée en 48h. Le « 8 » a quant à lui maintenu son régime d’alerte, prêt à être employé dans le cadre de la crise ukrainienne ou dans n’importe quel autre. Au sortir de cette phase d’alerte (qui « tourne » entre les régiments de la brigade parachutiste), nous avons été désignés pour relever les éléments déployés initialement en Roumanie.

Combien de paras du « 8 » sont déportés en Roumanie dans le cadre de l’Otan ?

Un volume de 370 paras dont 214 du «8» se déploiera sur plusieurs sites en Roumanie courant juin. Cela correspond au volume d’une compagnie d’infanterie, d’un escadron de chars légers, d’un état-major et d’une unité de soutien. Sur place, une compagnie d’infanterie belge viendra compléter le dispositif du régiment, puis une compagnie de blindés néerlandaise. Le mandat devrait logiquement durer 4 mois et les paras qui y participent sont évidemment heureux de partir : les départs sont toujours très attendus, c’est la finalité des périodes d’entraînement – souvent très exigeantes – qui rythment la vie en garnison. Partir en opération est aussi une forme de consécration pour un para du « 8 ». Enfin, ils sont heureux de découvrir un théâtre nouveau et d’aller interagir avec nos alliés de l’OTAN, dans un pays où les soldats français bénéficient d’une très bonne image.

Quel est le but de cette mission, à deux heures des combats à l’est ?

Ce départ s’inscrit dans le cadre du renforcement des frontières est de l’OTAN souhaité par les pays qui la constituent : dans ce contexte, le 8e RPIMa sera placé sous commandement d’une brigade multinationale. Aujourd’hui la situation est calme en Roumanie, mais elle peut devenir volatile selon les développements de la crise. Pour renforcer la posture dissuasive, les paras du « 8 » seront notamment amenés à s’entraîner avec les autres unités de l’OTAN stationnées en Roumanie et avec les unités des forces armées roumaines (qui disposent aussi de troupes parachutistes) : c’est une très belle opportunité pour des soldats avides d’action et de découverte.

Quelles sont les autres projections en cours ou à venir pour les soldats du régiment ?

Le « 8 » est actuellement dans une phase intermédiaire où la quasi-totalité des paras déployés durant le premier semestre est rentrée au quartier, tandis que repartent les unités qui n’avaient pas été projetées dans cette période. Ainsi nous aurons au second semestre, en plus de la Roumanie, des unités déployées en Afrique (en Bande Sahélo-saharienne et dans le cadre de partenariat militaire opérationnel avec d’autres pays du continent).

Comment va s’organiser le régiment en votre absence ?

Avec les projections qui débuteront cet été, c’est un tiers du régiment qui sera hors garnison au second semestre. La « base arrière » (i.e. qui restera au quartier Fayolle) est donc conséquente et j’ai tenu à m’assurer qu’elle aurait les moyens de commandement et le soutien nécessaires à la conduite de ses activités, notamment d’entraînement. C’est le lieutenant-colonel commandant en second du régiment qui en assurera le commandement (c’est son rôle en cas de départ du chef de corps en opération). Nous ne serons de toute façon pas à plus « d’une portée de mail » l’un et l’autre et travaillerons de concert pour préparer les échéances à venir : les grands exercices de la brigade parachutiste (septembre 2022) puis de l’armée de Terre (1er semestre 2023), les prises d’alerte, la préparation opérationnelle du régiment mais aussi une édition 2023 de la Para Night Race, les 60 ans du « 8 » à Castres…

J-L Turpin : « Garder cet esprit de corps qui nous unit »

Riche carrière dans l’armée pour le Sarthois qui a terminé colonel. / DR

Successeur de Claude Réglat, Jean Louis Turpin est le nouveau président de l’Amicale des anciens du « 8 », qui compte près de 1 000 adhérents.

Il n’est pas le premier « enfant du 8 » à revenir s’installer sur des terres castraises, jonchées de souvenirs et de liens amicaux. Marié, père de 3 enfants (9 petits-enfants), Jean Louis Turpin, 68 ans, retraité depuis 2015, a quitté sa Sarthe pour poser ses valises définitivement à Castres, il y a trois ans.

Le choix du cœur qui rappelle celui de l’année 1977, quand le Saint-Cyrien choisi le 8e RPIMa à sa sortie d’école. Affecté à la 4e compagnie, le jeune lieutenant participe à la mission du régiment au Liban dans le cadre de la Finul, à l’opération Tacaud au Tchad puis à celle appelée Barracuda en République centrafricaine. Il retrouvera le «8» en 1990, d’abord comme officier supérieur adjoint, puis comme commandant en second. Durant cette période, il effectue une mission aux Eléments français d’assistance opérationnelle en RCA comme chef du bureau opérations.

« Enfant du 8 »

La trilogie de son histoire avec le «8» se termine en tant que président de l’amicale des anciens, depuis l’assemblée générale du 7 mai (jour anniversaire de la fin de la bataille de Diên Biên Phu) et succède au général Claude Réglat. Avec comme mission principale : «Revenir à ce que l’on faisait avant : se rencontrer. Le Covid a laissé beaucoup de traces, les gens ont tendance à se recroqueviller. Dans Amicale, il y a « ami » : la convivialité est un maillon essentiel, les anciens paras ont sué ensemble. Il faut garder cet esprit de corps qui nous unit en étant le plus souvent ensemble», assure Jean Louis Turpin, qui veut poursuivre les missions principales de ses prédécesseurs : « Solidarité avec ceux qui ont connu des accidents de vie, accompagner nos grands anciens, soutien au régiment, aux cérémonies et entretenir le devoir de mémoire. »
Un programme chargé pour le nouveau président de l’Amicale qui compte 980 adhérents.

L’histoire méconnue de la famille Baudecourt racontée par Aimé Balssa

L’historien s’est plongé dans les archives sur la famille de banquiers castrais. / DDM JE

Du nom Baudecourt à Castres, ne reste aujourd’hui que l’hôtel, mess du 8e RPIMa. Les lecteurs les plus attentifs et fin connaisseurs auront remarqué l’absence du « e », alors que l’hôtel et la rue éponyme sont habituellement écrits ainsi : Beaudecourt.

Derrière la beauté du bâtiment se cache l’histoire d’une famille de banquiers castrais, arrivés au milieu du XVIe siècle. Aimé Balssa leur a consacré son dernier cahier, le 51e de la Société culturelle du pays Castrais, dont il est le président. Des mois de recherche pour raconter l’histoire des Baudecourt. « Quand ils ont quitté Castres après la Révolution, leur nom a été déformé », éclaire l’historien.

L’hôtel Beaudecourt parle à tous les Castrais…

Oui, vraisemblablement parce qu’en 1874, il a été racheté par l’Etat pour devenir la résidence du général qui commandant les régiments de Castres et le siège de l’école d’artillerie. C’est devenu un élément prestigieux de la ville. Pourtant il y a eu plusieurs propriétaires avant…

Que sait-on de la famille Baudecourt ?

Le premier, Raymond, était maçon. Son fils est devenu aubergiste à l’Albinque, avant que la famille ne connaisse beaucoup de difficultés en 1630 avec la peste. Il est probable qu’une partie de la famille a disparu. Les enfants restants ont développé la famille non sans difficulté : il y a énormément de décès de morts. Est-ce qu’il y avait des problèmes génétiques ? Ceux qui restent paraissent assez doués pour le commerce et vers 1700, ils s’orientent vers la banque.

Cette famille a laissé son empreinte dans la ville ?

Non, à part que l’hôtel Renaissance était le siège de la banque. Et pourtant avant la Révolution, ils avaient un patrimoine très important, qui a été dilapidé, après avoir fait faillite pour rembourser les dettes. Est resté dans le patrimoine familial, l’hôtel Beaudecourt parce qu’il appartenait à Madame Beaudecourt (qui n’était pas en faillite) et la métairie Lavergne, vers Saint-Salvy-de-la-Balme.

ALGERIE

Un siècle en photo par National Géographic

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La longue marche des paras du « 8 ».

Avenue du lieutenant Jacques Desplats

81108 Castres Cedex