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Le « 8 » déployé en Roumanie : « Heureux d’être avec nos alliés »

Des paras du « 8 » embarquent pour la Roumanie depuis la base d’Istres. / 8eRPIMa Valentin COURAYE

Environ 370 paras, dont 214 Castrais, sont actuellement déployés en Roumanie, à deux heures du théâtre de guerre à l’est dans le conflit russo-ukrainien. Le chef de corps du 8eRPIMa, Christophe Degand, détaille les contours de cette mission.

L’information est passée plutôt inaperçue, noyée dans la ferveur du parcours du CO, longuement traité dans nos colonnes. Bien avant son départ, le colonel et chef de corps du 8eRPIMa, Christophe Degand, avait répondu à nos questions sur le déploiement, pour la première fois, du régiment castrais en Roumanie, dans le cadre de l’Otan. Environ 250 paras castrais sont sur place, à deux heures des combats à l’est.

Le conflit russo-ukrainien a-t-il des conséquences sur le calendrier du « 8 » ?

Étonnamment, le conflit n’a pas – initialement – eu de conséquences concrètes sur le calendrier du « 8 » : une grande partie du régiment était d’alerte lors de son déclenchement et les paras ont appliqué avec la rigueur habituelle les consignes qui permettent de garantir la réactivité en cas de déclenchement de l’alerte (c’est-à-dire la capacité à sortir du quartier pour être projeté en opération en 12h). Ceux qui n’étaient pas d’alerte à ce moment se sont très naturellement astreints au même régime, car en cas de déclenchement d’une opération, tout le monde veut « en être ». Au final c’est une autre unité – spécifiquement d’alerte OTAN au moment de la crise – qui a été projetée en 48h. Le « 8 » a quant à lui maintenu son régime d’alerte, prêt à être employé dans le cadre de la crise ukrainienne ou dans n’importe quel autre. Au sortir de cette phase d’alerte (qui « tourne » entre les régiments de la brigade parachutiste), nous avons été désignés pour relever les éléments déployés initialement en Roumanie.

Combien de paras du « 8 » sont déportés en Roumanie dans le cadre de l’Otan ?

Un volume de 370 paras dont 214 du «8» se déploiera sur plusieurs sites en Roumanie courant juin. Cela correspond au volume d’une compagnie d’infanterie, d’un escadron de chars légers, d’un état-major et d’une unité de soutien. Sur place, une compagnie d’infanterie belge viendra compléter le dispositif du régiment, puis une compagnie de blindés néerlandaise. Le mandat devrait logiquement durer 4 mois et les paras qui y participent sont évidemment heureux de partir : les départs sont toujours très attendus, c’est la finalité des périodes d’entraînement – souvent très exigeantes – qui rythment la vie en garnison. Partir en opération est aussi une forme de consécration pour un para du « 8 ». Enfin, ils sont heureux de découvrir un théâtre nouveau et d’aller interagir avec nos alliés de l’OTAN, dans un pays où les soldats français bénéficient d’une très bonne image.

Quel est le but de cette mission, à deux heures des combats à l’est ?

Ce départ s’inscrit dans le cadre du renforcement des frontières est de l’OTAN souhaité par les pays qui la constituent : dans ce contexte, le 8e RPIMa sera placé sous commandement d’une brigade multinationale. Aujourd’hui la situation est calme en Roumanie, mais elle peut devenir volatile selon les développements de la crise. Pour renforcer la posture dissuasive, les paras du « 8 » seront notamment amenés à s’entraîner avec les autres unités de l’OTAN stationnées en Roumanie et avec les unités des forces armées roumaines (qui disposent aussi de troupes parachutistes) : c’est une très belle opportunité pour des soldats avides d’action et de découverte.

Quelles sont les autres projections en cours ou à venir pour les soldats du régiment ?

Le « 8 » est actuellement dans une phase intermédiaire où la quasi-totalité des paras déployés durant le premier semestre est rentrée au quartier, tandis que repartent les unités qui n’avaient pas été projetées dans cette période. Ainsi nous aurons au second semestre, en plus de la Roumanie, des unités déployées en Afrique (en Bande Sahélo-saharienne et dans le cadre de partenariat militaire opérationnel avec d’autres pays du continent).

Comment va s’organiser le régiment en votre absence ?

Avec les projections qui débuteront cet été, c’est un tiers du régiment qui sera hors garnison au second semestre. La « base arrière » (i.e. qui restera au quartier Fayolle) est donc conséquente et j’ai tenu à m’assurer qu’elle aurait les moyens de commandement et le soutien nécessaires à la conduite de ses activités, notamment d’entraînement. C’est le lieutenant-colonel commandant en second du régiment qui en assurera le commandement (c’est son rôle en cas de départ du chef de corps en opération). Nous ne serons de toute façon pas à plus « d’une portée de mail » l’un et l’autre et travaillerons de concert pour préparer les échéances à venir : les grands exercices de la brigade parachutiste (septembre 2022) puis de l’armée de Terre (1er semestre 2023), les prises d’alerte, la préparation opérationnelle du régiment mais aussi une édition 2023 de la Para Night Race, les 60 ans du « 8 » à Castres…

J-L Turpin : « Garder cet esprit de corps qui nous unit »

Riche carrière dans l’armée pour le Sarthois qui a terminé colonel. / DR

Successeur de Claude Réglat, Jean Louis Turpin est le nouveau président de l’Amicale des anciens du « 8 », qui compte près de 1 000 adhérents.

Il n’est pas le premier « enfant du 8 » à revenir s’installer sur des terres castraises, jonchées de souvenirs et de liens amicaux. Marié, père de 3 enfants (9 petits-enfants), Jean Louis Turpin, 68 ans, retraité depuis 2015, a quitté sa Sarthe pour poser ses valises définitivement à Castres, il y a trois ans.

Le choix du cœur qui rappelle celui de l’année 1977, quand le Saint-Cyrien choisi le 8e RPIMa à sa sortie d’école. Affecté à la 4e compagnie, le jeune lieutenant participe à la mission du régiment au Liban dans le cadre de la Finul, à l’opération Tacaud au Tchad puis à celle appelée Barracuda en République centrafricaine. Il retrouvera le «8» en 1990, d’abord comme officier supérieur adjoint, puis comme commandant en second. Durant cette période, il effectue une mission aux Eléments français d’assistance opérationnelle en RCA comme chef du bureau opérations.

« Enfant du 8 »

La trilogie de son histoire avec le «8» se termine en tant que président de l’amicale des anciens, depuis l’assemblée générale du 7 mai (jour anniversaire de la fin de la bataille de Diên Biên Phu) et succède au général Claude Réglat. Avec comme mission principale : «Revenir à ce que l’on faisait avant : se rencontrer. Le Covid a laissé beaucoup de traces, les gens ont tendance à se recroqueviller. Dans Amicale, il y a « ami » : la convivialité est un maillon essentiel, les anciens paras ont sué ensemble. Il faut garder cet esprit de corps qui nous unit en étant le plus souvent ensemble», assure Jean Louis Turpin, qui veut poursuivre les missions principales de ses prédécesseurs : « Solidarité avec ceux qui ont connu des accidents de vie, accompagner nos grands anciens, soutien au régiment, aux cérémonies et entretenir le devoir de mémoire. »
Un programme chargé pour le nouveau président de l’Amicale qui compte 980 adhérents.

L’histoire méconnue de la famille Baudecourt racontée par Aimé Balssa

L’historien s’est plongé dans les archives sur la famille de banquiers castrais. / DDM JE

Du nom Baudecourt à Castres, ne reste aujourd’hui que l’hôtel, mess du 8e RPIMa. Les lecteurs les plus attentifs et fin connaisseurs auront remarqué l’absence du « e », alors que l’hôtel et la rue éponyme sont habituellement écrits ainsi : Beaudecourt.

Derrière la beauté du bâtiment se cache l’histoire d’une famille de banquiers castrais, arrivés au milieu du XVIe siècle. Aimé Balssa leur a consacré son dernier cahier, le 51e de la Société culturelle du pays Castrais, dont il est le président. Des mois de recherche pour raconter l’histoire des Baudecourt. « Quand ils ont quitté Castres après la Révolution, leur nom a été déformé », éclaire l’historien.

L’hôtel Beaudecourt parle à tous les Castrais…

Oui, vraisemblablement parce qu’en 1874, il a été racheté par l’Etat pour devenir la résidence du général qui commandant les régiments de Castres et le siège de l’école d’artillerie. C’est devenu un élément prestigieux de la ville. Pourtant il y a eu plusieurs propriétaires avant…

Que sait-on de la famille Baudecourt ?

Le premier, Raymond, était maçon. Son fils est devenu aubergiste à l’Albinque, avant que la famille ne connaisse beaucoup de difficultés en 1630 avec la peste. Il est probable qu’une partie de la famille a disparu. Les enfants restants ont développé la famille non sans difficulté : il y a énormément de décès de morts. Est-ce qu’il y avait des problèmes génétiques ? Ceux qui restent paraissent assez doués pour le commerce et vers 1700, ils s’orientent vers la banque.

Cette famille a laissé son empreinte dans la ville ?

Non, à part que l’hôtel Renaissance était le siège de la banque. Et pourtant avant la Révolution, ils avaient un patrimoine très important, qui a été dilapidé, après avoir fait faillite pour rembourser les dettes. Est resté dans le patrimoine familial, l’hôtel Beaudecourt parce qu’il appartenait à Madame Beaudecourt (qui n’était pas en faillite) et la métairie Lavergne, vers Saint-Salvy-de-la-Balme.

Le général François Meyer, qui avait aidé des harkis à fuir l’Algérie, est mort

Par Le Figaro avec AFP

Un bel exemple de fidélité à ses hommes

L’officier français, dont l’Élysée a annoncé la mort ce samedi et salué la mémoire, avait exfiltré par ses propres moyens plusieurs centaines de musulmans algériens ayant servi la France.

Emmanuel Macron a fait part samedi du décès du général François Meyer, un officier qui avait pris fait et cause pour la défense des harkis, ces musulmans ayant servi l’armée française pendant la guerre d’Algérie. À la fin de cette guerre (1954-1962), rappelle le président dans un communiqué d’hommage, François Meyer avait décidé «d’exfiltrer par ses propres moyens ses hommes et leurs familles vers la métropole, en contradiction flagrante avec les directives officielles». Alors que des milliers de harkis étaient pourchassés et tués en Algérie, il avait fait embarquer 350 personnes vers la France.

«Après avoir sauvé ses hommes et leurs familles», écrit le président, «il consacre son énergie à chercher des villages français pour les accueillir, qu’il trouve finalement en Lozère. Les harkis qui s’y installent deviennent agriculteurs. Pendant des années, il y passe toutes ses permissions et déploie des efforts inlassables pour aider à leur intégration. Il s’emploie aussi à entretenir la mémoire de ses anciens compagnons d’armes, dans la presse et dans des colloques, publiant un livre à leur sujet en 2005».

En septembre 2021, Emmanuel Macron avait remis à François Meyer la grand-croix de la Légion d’honneur, à l’occasion d’une réception à l’Élysée consacrée aux harkis. Ce jour-là, le chef de l’État avait demandé «pardon» aux harkis au nom de la France pour leur tragédie.

Le Figaro avait rencontré le général François Meyer en février 2021«En réalité, je n’ai fait que respecter la parole que j’avais donnée à mes hommes, avait assuré le général, en revenant sur son histoire. C’était une question d’honneur et de responsabilité morale. Car je crois avoir connu une guerre dont la réalité échappe encore à de nombreux Français, une guerre civile d’une violence extrême entre Algériens au moment de la décolonisation. Je précise que je n’ai jamais promis à mes soldats que la France resterait en Algérie. J’ai simplement assuré à mes harkis que je resterais avec eux jusqu’au dénouement. Comme l’a peut-être dit Christophe Colomb: «Il est de tradition, chez les amiraux de Castille, de choisir la mort plutôt que d’abandonner un seul de ses hommes.»

Les diverses sections que compte l’UNP ont défilé sur le quai Bellevue. PHOTOS CLAUDE BOYER

Après deux années de stand-by sanitaire dû au Covid, le congrès annuel de l’Union nationale des parachutistes a pu se tenir sur la préfecture audoise, durant deux jours. Ce fut un succès.

LADEPECHE.fr Publié le 22/05/2022 à 05:12

Après deux années de stand-by sanitaire dû au Covid, le congrès annuel de l’Union nationale des parachutistes a pu se tenir sur la préfecture audoise, durant deux jours. Ce fut un succès.

« Para un jour, para toujours ! » Telle est la devise des parachutistes. Débuté vendredi sur la préfecture audoise, le congrès annuel de l’Union nationale des parachutistes (UNP) a pris fin hier, avec le défilé de quelque sept cents congressistes partis du quai Bellevue, en bord d’Aude, pour rejoindre la cour d’honneur de la caserne Laperrine. « Congressistes rassemblés, à vos ordres mon général ! »

Menée sous l’autorité du général Patrice Caille, présidant de l’UNP, la cérémonie a ainsi débuté dans la cour du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa), où après un passage en revue des différentes sections, en présence du maire Gérard Larrat et du général Henri Poncet, une Marseillaise à vous donner les frissons a été entonnée a capela, avant une remise de médailles à quarante-trois membres méritant de l’UNP. L’association compte 9 000 membres au niveau national, 230 dans l’Aude.

« Après deux ans sans congrès, c’est par de belles journées que nous avons pu manifester notre dynamique et notre joie de nous retrouver entre gens de toutes les générations », a souligné le général Caille en introduction de son allocution. Et d’insister sur le rôle joué par l’UNP, que ce soit à travers son devoir de mémoire ou dans l’accompagnement des soldats et de leurs familles. Par les temps qui courent, il y a aussi « un rôle patriotique, pour rappeler que la paix et liberté ne sont jamais acquises… »

Rassemblées devant la stèle du ‘‘3’’ qui honore ses morts, les autorités de l’UNP associées à la Ville de Carcassonne ont ensuite procédé à un dépôt de gerbes, avant une halte devant le monument dédié au général Bigeard. « Je suis très honoré que l’UNP ait choisi Carcassonne pour son congrès », s’est réjoui le maire de Carcassonne, Gérard Larrat. « La Ville est très attachée à son régiment, et chaque membre de ce régiment est attaché à la ville… Ce rassemblement est aussi un moment de souvenir pour de nombreux membres de l’UNP, qui ont fait leur premier pas ici comme le général Caille… » Un moment de souvenir pour les uns, mais aussi une aubaine pour les commerçants et l’économie locale.

Yannick Bonnefoy

Castres : immersion dans une unité commando

Déployés au Sahel, les commandos parachutistes combattent les djihadistes en première ligne. À Castres (Tarn), Valeurs actuelles est parti à la rencontre de ces militaires d’élite. Reportage chez les “bérets rouges”.

Par Maxime Coupeau

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ALGERIE

Un siècle en photo par National Géographic

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La longue marche des paras du « 8 ».

Avenue du lieutenant Jacques Desplats

81108 Castres Cedex