Connaissez-vous ces hommes, qui marchent là-bas…
Ils marchent là-bas, sur les pistes brûlantes d’Afrique, les sentiers boueux des forêts tropicales, les jungles étouffantes ou les boulevards d’apparat. Toujours droits, accompagnés par la Musique de la Légion étrangère ou chantant a cappella, toujours ensemble. On les admire, on les redoute, on les caricature parfois… Mais les connaît-on vraiment ? Ce livre ne raconte ni exploits guerriers ni faits d’armes romancés. Il dévoile autre chose : l’âme du légionnaire. Avec tendresse, ironie, impertinence et fidélité, l’auteur — engagé comme simple légionnaire, devenu capitaine après 27 années passées sous la grenade à sept flammes — livre un témoignage vibrant et sincère de ce que peut être la vie dans cette communauté hors du commun.
Ce livre est aussi, surtout, un acte solidaire : l’intégralité des droits d’auteur est reversée au Foyer d’Entraide de la Légion étrangère (F.E.L.E.).
Un prêtre, un para, une légende.
Dans cet ouvrage qu’il a décidé de faire ré-imprimer, le père Richard Kalka rend hommage à cet homme extraordinaire que fut le père Jégo. Sa Bretagne natale, la résistance, l’Indochine… à partir de documents officiels, d’anecdotes et de témoignages directs d’anciens combattants, les 120 pages du livre déroulent la vie de Marcel Jégo.
Le livre est au prix de 15 euros, port compris. Les commandes sont à adresser, en indiquant votre adresse postale, à richardzk51@gmail.com
REFLEXION SUR LE « SENS DU COMMANDEMENT » PAR LE GENERAL D’ARMEE PIERRE SCHILL.
À travers ce livre, le CEMAT partage sa réflexion sur le commandement par intention, concept fondamental pour l’efficacité et la cohésion de l’armée de Terre.
S’il est intuitivement mis en œuvre en opérations, le commandement par intention doit aussi inspirer le fonctionnement quotidien de l’ensemble de la chaîne hiérarchique.
L’intention y occupe une place centrale : elle doit être claire, compréhensible par tous et résulter d’un dialogue formalisé entre supérieurs et subordonnés.
Plutôt que de multiplier les directives, elle donne une direction et permet à chacun de comprendre le sens de l’action.
Si ce livre s’adresse d’abord aux soldats de l’armée de Terre, il peut également intéresser tous ceux qui ont à entraîner, fédérer et décider dans des contextes complexes et incertains.
Au-delà du champ opérationnel, le général Schill y propose une méthode de commandement fondée sur la clarté, la confiance et la responsabilité : une approche universelle, applicable dans toute organisation humaine.
DE L’EMBUSCADE D’UZBIN À LA PROTECTION RAPPROCHÉE
Soldat au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, Mayeul a combattu contre les talibans lors de la tristement célèbre embuscade d’Uzbin, le 18 août 2008 en Afghanistan. Dans son livre, il relate avec une authenticité inédite les combats de cette journée meurtrière au cours de laquelle dix militaires français ont perdu la vie.
En plus de dévoiler la réalité du métier de militaire parachutiste dans les zones de conflits, Mayeul témoigne de la manière dont il a surmonté le syndrome post-traumatique qui l’a frappé après ces épreuves. Il raconte également sa reconversion dans la sécurité privée au Yémen, ses missions de contre-piraterie dans l’océan Indien, son expérience rocambolesque dans le commerce de l’or en Afrique ainsi que sa collaboration avec les services secrets français.
À travers son récit au cœur des forces armées et du milieu de la protection rapprochée, il partage ses réflexions sur l’engagement, le courage et le sacrifice.
Résumé
« Bien que l’armée française soit l’institution en laquelle les Français disent avoir le plus confiance, elle reste tout à fait mystérieuse, voire secrète, pour la plupart des citoyens. Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, des craintes sont nées ? : nos soldats vont-ils eux aussi devoir se battre ? Cela n’a jamais été véritablement sur la table, pourtant la question demeure dans certains esprits, mettant ainsi l’armée au centre de bien des interrogations. Or que sait-on vraiment d’elle ? Qui sont ces soldats et à quoi s’engagent-ils ? N’est-il pas étonnant qu’elle fonctionne selon des valeurs inverses à celles de notre société (hiérarchie, discipline, rusticité…) ?
Une plongée passionnante dans un continent inconnu peuplé d’hommes et de femmes terriblement humains, pour enfin comprendre et entendre ceux qui composent la “grande muette”. »
Deux bombes sous le Rainbow Warrior: Les derniers secrets de l’affaire qui aurait pu couler Mitterrand
de Hervé Gattegno (Auteur)
Le 10 juillet 1985, en Nouvelle-Zélande, des agents de la DGSE font sauter le Rainbow Warrior, navire de Greenpeace qui projetait de perturber les essais nucléaires français. Un photographe est tué, un couple de faux touristes arrêté. L’enquête mène jusqu’à l’autre bout du monde, à Paris, où les services secrets, l’armée et le gouvernement s’enferrent dans les dénégations. Qui a donné l’ordre ? Quarante ans après, des documents et des témoignages inédits dévoilent la véritable histoire : celle d’un attentat autorisé et d’un mensonge orchestré par François Mitterrand. Un récit impressionnant qui éclaire les coulisses d’une affaire d’État et nous plonge dans les eaux troubles du pouvoir.
Nouveau livre
Après un séjour de quelques mois au Purgatoire, tout en frôlant (effleurant) les enfers de près, je me suis réveillé dans un autre monde, celui de la compassion. D’où mon nouveau livre intitulé « La lumineuse flagrance de l’amour : amour, bonheur, compassion ».
Il est en vente au prix modique de 15 euros, port compris (chèque ou virement FR76 1660 7000 3803 8194 0078 529).
Richard KALKA – 9 rue des Acacias – 11420 Belpech
06 24 14 59 28
Bonjour,
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon dernier livre consacré à un épisode de la Guerre d’Algérie, La bataille de Timimoun, qui s’est déroulée au Sahara d’octobre à décembre 1957. Outre le 3e régiment de parachutistes coloniaux du lieutenant-colonel Bigeard, il y est question des méharistes et des légionnaires, mais aussi de l’aviation [Chasseurs T-6, bimoteurs Flamant MD 315, hélicoptères H-34…] et des Piper de l’A.L.A.T. qui ont joué un rôle primordial en localisant les bandes retranchées dans le vaste océan de dunes du Grand Erg Occidental, et en accompagnant les combattants lors des opérations et engagements.
Je me permets de vous communiquer ci-dessous un lien qui vous permettra de visionner un petit film/diaporama concernant le livre. Réalisé avec les moyens du bord, il fait revivre sommairement, en une quinzaine de minutes, cette bataille atypique de la Guerre d’Algérie :
L’ouvrage est publié par les Éditions Mémorabilia.
Restant à votre disposition,
Cordialement
Patrick-Charles RENAUD
5, Allée de la Champellerie
54280 Champenoux
Tél. : 09.75.83.93.31
Odyssée de 4 S/Off du bataillon Bigeard…
Un document qui prend aux tripes. Que de souffrances……mais quelle volonté pour survivre et quelle force de caractère !
Nouvelle Parution Les Français de la Guerre de Corée
Nous avons l’immense plaisir de vous informer de la sortie prévue en octobre 2025 d’un nouvel ouvrage intitulé Les Français de la Guerre de Corée, signé de Jean-François Pelletier, la souscription est ouverte, réservez le vôtre dès maintenant !!
L’histoire du Bataillon Français de l’ONU durant la terrible guerre de Corée était jusqu’à présent très mal connue. Après vingt ans de recherches de l’auteur, sa quête de témoignages auprès des témoins directs, dont beaucoup ont depuis disparu, lui a permis de recueillir les souvenirs personnels d’anciens officiers, sous-officiers, caporaux et hommes du rang, des souvenirs parfois douloureux, toujours parsemés d’émotions. Cet historique, véritable journal de marche, s’appuie aussi sur les archives de Vincennes et de Pau.
Ce livre présente une matière très largement inédite sur une épopée de l’armée française, vénérée en Corée par les sacrifices consentis. Elle est accompagnée de quinze cartes et de 900 photos, en grande partie issues des archives personnelles des combattants.
Un livre-événement sur « André Zirnheld – le chant d’un partisan » (1er officier parachutiste français mort au combat, compagnon de la Libération, auteur de la « Prière du para »).
L’auteur : Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE
Docteur en philosophie, historienne, essayiste, longtemps critique du Monde des livres et lauréate du prix européen de l’essai, Alexandra Laignel-Lavastine est l’auteur d’une quinzaine de livres, dont La pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme : sur les penchants suicidaires de l’Europe (2015, Prix de la Licra) et, au Cerf, Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? (2017, Ménorah d’or).
Le préfacier : Général de corps d’armée (2S) Olivier TRAMOND
Officier parachutiste des troupes de Marine, ancien chef de corps du 3e RPIMa, commandant supérieur des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) et directeur du Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF), le général Olivier Tramond est administrateur de l’Association des écrivains combattants (AEC).
« Il était de la taille des Estienne d’Orves, des Saint-Exupéry, des Marienne1 », disait le général Bergé d’André Zirnheld, ce superbe philosophe d’origine alsacienne aux allures de James Dean de la France Libre, mort au champ d’honneur à 29 ans, le 27 juillet 1942, en pleine guerre des sables. C’est la prodigieuse trajectoire de cet intellectuel antifasciste, de la bohème parisienne et du groupe « Esprit » à l’âpreté des combats du désert, que retrace pour la première fois cette magistrale et passionnante biographie. Il était temps.
Objet : Livre historique 8e RPIMa : « VOLONTAIRE«
Mon colonel, mesdames, messieurs,
Après de nombreuses discussions, nous avons la chance de pouvoir bénéficier d’un nouveau tirage du livre « Volontaire » du LTN Émile-René Gueguen, premier commandant d’unité de la 16e compagnie du 8e BPC.
Cette biographie revient sur les moments marquants de sa vie de jeune militaire, en particulier ses actions en tant que résistants, puis la guerre d’Indochine et enfin l’Algérie. Il insiste sur les faits les plus marquants de cette époque formidable : la création du 8e BPC à Hanoï, les combats majeurs du 8 et de la 16 entre début 1951 et juillet 1952. Il était à la tête de la 16e compagnie dans le Delta, à Nghia-Lô, sur la RC6… Les évènements rapportés nous permettent de revivre cette grande époque de notre régiment et d’en comprendre davantage l’esprit, les origines et la grandeur.
Je vous propose donc de m’envoyer les commandes que vous souhaitez faire via le tableau en PJ, à remplir simplement et à me renvoyer. Je lancerai la commande définitive fin mars pour recevoir les livres sur Castres mi-avril. Ils seront alors distribués ou récupérés directement à la 2e CIE.
Pour le paiement, il y a trois possibilités : par virement au RIB ci-joint (pensez à mettre vos nom et prénom dans les commentaires du virement), par chèque ou espèces à déposer auprès de l’ADU de la 2e CIE. Nous ne pourrons lancer les commandes qu’après le paiement des précommandes, ne tardez donc pas trop.
Le livre est proposé au régiment au prix de 20.16 € grâce à une remise de l’éditeur. La compagnie ne fait aucun bénéfice sur cette vente.
N’hésitez pas à diffuser l’information auprès des anciens du régiment.
Je remercie grandement le MAJ Antoine et son équipe pour le travail de l’ombre effectué depuis plus d’un an pour obtenir la réédition de ce livre iconique du régiment.
Respectueusement, cordialement,
TROM XUA SNOC !
L’Authentique
CNE (TA) Arnault de Pillot de Coligny
Commandant d’unité de la 2e compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine
arnault.de-pillot-de-coligny@intradef.gouv.fr
05 63 62 55 48 – 07 70 18 30 98
Requiem pour la « Coloniale »
interview de 8 mn de l’auteur par Patrick Simonin sur TV5 Monde
Comment les troupes françaises ont-elles été « sorties » d’Afrique en l’espace d’une décennie ?
Stephen Smith raconte l’histoire d’une présence mise à mal par la fin de la Françafrique, l’arrivée des Russes et des Chinois….
Stephen Smith est professeur à Duke University et il est un africaniste américain bien connu, bon connaisseur de l’Afrique francophone. Son point de vue est très intéressant car dégagé du formatage franco-français usuel. Pas très long, mais très riche d’informations et d’appréciations.
Dans son ouvrage Afrique Adieu [1], le colonel Jean-Pierre Augé éclaire, par son témoignage inédit en tant que dernier chef encore vivant du secteur « Afrique noire » de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), sur les raisons qui ont conduit, au fil des décennies, à ce qu’il qualifie de crépuscule de la France en Afrique.
par Ana Pouvreau
Soixante ans après la décolonisation, la France, dont l’influence dans les États nouvellement indépendants d’Afrique francophone a longtemps paru immuable, s’est soudainement retrouvée au cours des dernières années, évincées de pays avec lesquels la coopération était autrefois excellente, comme au Mali, au Burkina Faso, au Niger ou en Centrafrique.
La mission principale du secteur Afrique noire (désigné par l’acronyme SR/N) du Service Recherche de la DGSE, a consisté à rechercher et à exploiter le renseignement concernant la sécurité et les intérêts de la France sur le sol africain. Militaire formé à Saint-Cyr, officier de Légion, Jean-Pierre Augé, qui a rejoint la DGSE en 1985, a servi pendant vingt ans au sein de ce secteur opérationnel, dissout au milieu des années 2000. La zone de compétence du défunt secteur SR/N s’étendait de la Mauritanie à l’Afrique du Sud. Ses activités englobaient à l’Est, le Kenya et les pays au sud du Kenya, sans oublier Madagascar.
Dans les méandres de l’Afrique
Tour à tour officier de liaison au Niger, conseiller spécial du président tchadien Idriss Déby puis chargé de mission à la présidence ivoirienne sous les présidences successives d’Henri Konan Bédié, du général putschiste Robert Gueï et de Laurent Gbagbo, le colonel Augé est devenu un témoin de premier plan de l’évolution des relations entre Paris et le continent africain, à partir des années 1980 jusque dans l’après-Guerre froide. Outre la plongée passionnante que cet africaniste chevronné propose aux lecteurs dans le quotidien des agents de la recherche humaine « de leurs premiers pas à la Centrale jusqu’à l’exercice du métier de chef de poste » [2], il s’interroge tout au long de ces pages sur les relations entre la communauté du renseignement français et le pouvoir politique.
L’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981 s’est traduite par la démilitarisation du Service décidée par François Mitterrand, « par défiance à l’endroit des militaires », non seulement après l’épisode tragique du Rainbow Warrior du 10 juillet 1985, mais également en raison d’une tribune de militaires publiée dans Le Figaro contre le candidat Mitterrand lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1988. Les conséquences au cœur de l’appareil d’État seront considérables : la direction de la DGSE a été retirée aux militaires, tandis que le pouvoir politique a mis un civil à la tête du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN)[3], autrefois commandé par des officiers généraux.
À la DGSE, cette « civilinisation » aurait eu cependant peu d’impact sur le secteur Afrique noire, « en raison des exigences des chefs d’État africains eux-mêmes, qui ont toujours souhaité que le Service place des officiers (et non des civils) auprès d’eux ». À tel point qu’il fut même jugé « nécessaire d’attribuer fictivement le grade de commandant de l’armée d’active à un chef de poste civil pour lui assurer le crédit nécessaire à l’exercice de sa mission » auprès d’un chef d’État africain issu des rangs de l’armée [4]. Cependant, les effets pervers de la démilitarisation du Service se sont rapidement fait sentir lorsque la grande majorité des officiers supérieurs dont la formation militaire les avait pourtant préparés à servir dans des pays où sévissaient l’instabilité, l’insalubrité, l’insécurité ont été systématiquement écartés, non seulement des fonctions importantes à l’état-major de la Direction du renseignement (DR), mais également des postes de chef de poste ou de chef de secteur. Au fil des années, l’auteur juge que ce bouleversement au sein de la DGSE s’est traduit, par une méconnaissance de la zone Afrique noire et par conséquent par « une production anémique » concernant notamment le recrutement des sources sur le terrain [5]. Par la suite, la pénurie d’africanistes et le décalage criant entre la vision de la communauté du renseignement et celle des responsables politiques ont conduit à un manque manifeste de clairvoyance sur les réalités africaines, et donc à la perte de l’influence française en Afrique.
Le tournant Mitterrand
En 1990, le discours de la Baule de François Mitterrand avait affiché la nécessité du multipartisme et d’un élan démocratique sur le continent africain. La décision mitterrandienne de lier démocratie et développement en Afrique s’est finalement avérée catastrophique dans des pays multiethniques qui ne sont pas devenus des nations et peinent à devenir des États. Sur le terrain, les services français ont cependant continué d’œuvrer dans le domaine sécuritaire et de partager le renseignement avec les pays amis de la France en Afrique. La décennie 1990, marquée par l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la Guerre froide, fut ponctuée par de nombreux revers pour la France en Afrique. À commencer par la mort du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny en 1993, suivie en 1994 par la chute du franc CFA.
Cette évolution délétère continua après le bref retour de Jacques Foccard (1913-1997), ancien résistant, gaulliste historique et personnage emblématique de la Françafrique, dès l’arrivée au pouvoir de Jacques Chirac en 1995. Le nouveau président de la République, qui entretenait déjà d’excellentes relations avec certains chefs d’État africains, entendait s’appuyer sur les réseaux gaulliens en Afrique. « Telle que voulue par le général de Gaulle et par le président ivoirien Félix-Houphouët Boigny, la France-Afrique « canal historique », avait pour objectif de faire perdurer les liens d’amitié entre les États indépendants d’Afrique francophone et l’ancienne puissance coloniale, et ce, sur la base d’une coopération privilégiée dans l’intérêt même des deux parties » [6]. Les résultats escomptés par Jacques Chirac ne furent pas probants.
Absence de réflexion
Jean-Pierre Augé décrit ainsi la période qui s’en est ensuivie : « Désormais la politique africaine de la France n’a plus de colonne vertébrale et pas davantage de boussoles. Si Paris est tenu d’intervenir ponctuellement au gré de telle ou telle crise africaine, c’est le plus souvent pour assurer la sécurité de ses compatriotes expatriés et « influer sur le devenir » de tel ou tel potentat. Le pouvoir ne veut pas être la cible des accusations d’ingérence ou de soutien à tel dictateur de la France en Afrique. Désormais l’État laisse le champ libre aux lobbies, aux milieux d’affaires, réseaux divers, notamment les réseaux corses de Charles Pasqua, émissaires de tout poil, et autres acteurs douteux des nouvelles relations franco-africaines » [7].
L’auteur déplore la disparition du ministère de la Coopération, un symbole considéré comme dépassé des rapports de la France avec le continent africain, à la suite de la victoire de la gauche aux élections législatives anticipées de 1997. Ce ministère et la direction des affaires africaines et malgaches du ministère des Affaires étrangères étaient en effet peuplé d’anciens de la France d’Outremer qui avaient vécu en Afrique et en connaissaient les particularismes et les mentalités. La période de cohabitation Chirac-Jospin eut pour effet des troubles internes graves au sein de la structure de la DGSE avec des répercussions néfastes sur le terrain.
Quant au nouvel impératif « de refonte et d’optimisation de la politique française à l’égard de l’Afrique dans le cadre d’une dynamique européenne » soutenu par les socialistes, cela n’aura pour effet que d’engluer l’influence de la France en Afrique dans les méandres de la technocratie bruxelloise. Le crépuscule de la France-Afrique, concept gaullien, « fondé sur l’amitié entre la France et l’Afrique et sur la coopération », a donc bien eu lieu, selon l’auteur, entre 1990 et 2000.
Fini l’Afrique
C’est ainsi qu’à l’aube du nouveau millénaire, la France a été contrainte de tourner la page des années fastes de son apogée en Afrique. Dès les années 2000, la France s’est en effet vue confrontée à la menace alarmante de l’islam radical. Depuis 2010, elle fait face à l’influence grandissante de la Russie, de la Turquie et de la Chine. Animés d’une volonté de puissance, ces pays nourrissent des ambitions tant économiques que sécuritaires et géopolitiques, sur le continent africain. Les États-Unis, pour leur part, se sont révélés être des acteurs rivaux de la puissance française en Afrique. En France, pour le plus grand regret de l’auteur, depuis le dernier mandat de Jacques Chirac, il semble que les présidents récents ne se soient pas fixés pour priorité le renforcement des liens avec l’Afrique. Dans ces conditions, le déclin de la France en Afrique ne pouvait que s’aggraver.
« La France-Afrique n’est plus. SR/N, le secteur Afrique noire telle que je l’ai connu, ne lui a pas survécu. L’histoire ne retiendra ni l’action ni même l’existence de ce partenaire obligé de la sulfureuse France-Afrique, de ses premiers soubresauts politiques à son trépas. Mais d’une manière ou d’une autre, dans les décennies à venir, les Africains ne manqueront pas de se rappeler à notre bon souvenir », conclut Jean-Pierre Augé sur cette note de nostalgie et d’espoir [8].
[1] Jean-Pierre AUGÉ : Afrique Adieu- Mémoires d’un officier du secteur Afrique noire de la DGSE, Paris, Mareuil Editions, 2024.
[2] P.328
[3] Il s’agit de l’actuel Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN).
[4] P.231
[5] Pages 230 et 231
[6] P. 240
[7] P.240 et 241
[8] P.331
Plongez dans le récit percutant d’un chirurgien militaire, témoignant de son engagement lors des missions qu’il a menées à Kaboul en 2002 et 2008. Explorez avec lui l’évolution complexe de la situation militaire, politique et sociale, ainsi que les avancées médicales réalisées sur le terrain. Découvrez ses réflexions sur l’impact de cette guerre, Son analyse approfondie de l’opération Pamir et ses implications futures.
Chirurgien des Hôpitaux, chirurgien orthopédiste-traumatologue civil, Jean-Jacques Gros a pratiqué cette même spécialité avec le grade de Médecin en Chef au cours de neuf OPEX en Afghanistan, en Afrique, dans les Balkans et pendant le conflit libyen comme chirurgien du porte-avions Charles de Gaulle. Membre de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, il est également Chevalier de l’Ordre National du Mérite, titulaire de la Croix du Combattant Volontaire, et de neuf autres décorations.

C’est un injuste oubli des études historiques consacrés à la guerre d’Algérie rie que le dernier ouvrage en date de Marie-Danielle Demélas vient réparer : l’incontournable apport opérationnel des Bérets rouges (parachutistes coloniaux), Bérets verts (Légion Étrangère) et Bérets bleus (troupes métropolitaines).
Après avoir traité de l’utilisation tactique des parachutistes au début de la guerre d’Algérie, l’auteure évoque les trois types d’opération, le commando dans les djebels et le Sahara, l’intervention de Suez, et la guerre urbaine contre-terroriste Alger.
Face à l’inadmissible, il est temps pour l’OTAN et l’Union européenne, de repenser leurs systèmes de défense et de sécurité collective qui sont aujourd’hui à la croisée des chemins.
Voilà un document très intéressant mais qui demande du temps et de la réflexion. C’est une bonne synthèse des questions que se pose chacun d’entre nous.
Au mois d’octobre 1950, quatre ans avant la défaite de Diên Biên Phu, le désastre que subit le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient de part et d’autre de la route coloniale n°4 (RC 4) constitue le tournant de la guerre d’Indochine…
A commander en ligne sur le site de l’éditeur : https://www.medias-presse.info/cao-bang-1950-premier-desastre-francais-en-indochine-ivan-cadeau/157023/
Avenue du lieutenant Jacques Desplats
81108 Castres Cedex









