Histoire de l'Amicale

L’Amicale des anciens du 8 a vu le jour le 22 novembre 1977

HISTOIRE

Le « 8ème R.P.I.Ma »

Création et différentes dénominations

28 février 1951

Création du 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux (8ème BPC) à Hanoi (Indochine) ;

12 septembre 1952

Le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux devient le 8ème Groupement de Commandos Parachutistes (8ème GCP)

1 août 1953

Le 8ème Groupement de Commandos Parachutistes devient le 8ème Bataillon de Parachutistes de Choc (8ème BPC)

19 mai 1954

Dissolution du 8ème BPC

1 mai 1956

Création du 8ème Régiment de Parachutistes Coloniaux (8ème RPC)

1 décembre 1958

Le 8ème Régiment de Parachutistes Coloniaux devient le 8ème Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (8ème R.P.I.Ma)

19 officiers, 91 sous-officiers et 437 marsouins parachutistes sont morts pour la France, sous les plis de son drapeau. Les derniers sont tombés au combat en Centrafrique le 9 décembre 2013.

Historique des garnisons et combats

Le 8ème R.P.I.Ma prend naissance en Indochine, le 28 février 1951 sous le nom de 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux. Présent au Tonkin de 1951 à 1954, il prend part à de nombreuses opérations aéroportées et combat un ennemi chaque fois supérieur en nombre.

Bataille de Nghia-Lo en octobre 1951, combats sur la Route Coloniale 6 en 1952. Opération Hirondelle sur Lang-Son en 1953.

Opération Castor en novembre 1953 qui est le prélude à la bataille de Dien-Bien Phu qui se déclenchera le 13 mars 1954 et se terminera le 7 mai suivant par la reddition, sur ordre, du camp retranché. La quasi-totalité du 8ème Choc disparaîtra en captivité.

De 1954 à 1961 il est en Algérie et appartient à la 25ème Division Parachutiste. Sa zone d’action est l’Est algérien sur la frontière tunisienne.

Sans cesse à quadriller le djebel, il effectue de très nombreuses opérations et peut s’enorgueillir d’un bilan élogieux. Il rentre en France le 8 juillet 1961, temporairement en garnison à Nancy avant de rejoindre Castres, en juillet 1963.

Depuis 69 ans, outre l’Indochine et l’Algérie, il fut présent sur tous les théâtres d’opérations du monde :

  • Liban 1978 – 1979 – 1982 – 1983 ;
  • Tchad le « 8 » est présent au Tchad à partir de 1970, en fournissant régulièrement un commando de trente hommes pour renforcer la C.P.I.Ma (Compagnie Parachutiste d’Infanterie de Marine) qui se bat avec l’armée tchadienne contre les hommes du Nord soutenus par la Libye ;
  • Ouganda ;
  • Rwanda ;
  • Zaïre ;
  • République Centre Africaine ;
  • Congo ;
  • Désert du Ténéré ;
  • Kurdistan ;
  • Polynésie Vanuatu ;
  • Nouvelle Calédonie ;
  • Cambodge ;
  • Bosnie-Herzégovine (Sarajevo) ;
  • Kosovo ;
  • Macédoine ;
  • Afghanistan ;
  • République de Côte d’Ivoire ;
  • Irak ;
  • Niger.

Drapeau

Dans ses plis sont inscrits en lettres d’or « Indochine 51-54 » et « AFN 52-62 ».

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures (Indochine) avec quatre palmes (citation à l’ordre de l’armée). De de la Croix de la valeur militaire avec trois palmes : une première palme remise le 21 mai 2012 au titre de l’Afghanistan, une seconde palme remise le 31 août 2012 au titre du Liban (régularisation de la citation à l’ordre de l’armée obtenue en 1979 au Liban), une troisième palme remise le 1er octobre 2013 au titre de l’Afghanistan, ce qui lui ouvre le droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de la valeur militaire. Le 11 juillet 2015 le CEMAT remet une citation à l’ordre de la brigade au drapeau du régiment pour l’opération « Barkhane »

Le régiment porte 3 fourragères. Celle aux couleurs du ruban de la médaille militaire, celle aux couleurs du ruban de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures ainsi que celle aux couleurs du ruban de la croix de la valeur militaire.

LES CHEFS DE CORPS DU « 8 »

Indochine
  • 1951 – 1952: Capitaine Gautier
  • 1952 – 1953 : Capitaine Leborgne
  • 1953 – 1954: Capitaine Tourret
Algérie
  • 1954 – 1955: Lieutenant-colonel Kohler
  • 1956 – 1958: Colonel Fourcade
  • 1958 – 1960: Lieutenant-colonel de Séguin-Pazzis
  • 1960 – 1961: Lieutenant-colonel Lenoir
  • 1961 – 1962: Lieutenant-colonel Kohler
France
  • 1962 -1963: Lieutenant-colonel Kohler
  • 1963 -1965: Lieutenant-colonel Desfarges
  • 1965 -1967: Lieutenant-colonel Drouin
  • 1967 -1969: Lieutenant-colonel Mourier
  • 1969 -1971: Lieutenant-colonel Guilleminot
  • 1971 -1973: Lieutenant-colonel Bellamy
  • 1973 -1975: Lieutenant-colonel Dominique
  • 1975 -1977: Colonel Schmitt
  • 1977 -1979: Lieutenant-colonel Cann
  • 1979 -1981: Lieutenant-colonel Vidal
  • 1981 -1983: Lieutenant-colonel Zeisser
  • 1983 -1985 : Lieutenant-colonel Lepage
  • 1985 -1987: Colonel Théodoly-Lannes
  • 1987 -1989: Colonel Lafourcade
  • 1989 -1991: Lieutenant-colonel Thomann
  • 1991 -1993: Lieutenant-colonel Irastorza
  • 1993 -1995: Lieutenant-colonel de Haynin de Bry
  • 1995 -1997: Lieutenant-colonel Reglat
  • 1997 -1999: Lieutenant-colonel de Braquilangres
  • 1999 -2001: Colonel Stollsteiner
  • 2001 -2003: Colonel Bosser
  • 2003 -2005: Colonel Brousse
  • 2005 -2007: Colonel Guionie
  • 2007 -2009: Colonel Aragones
  • 2009 -2011: Colonel du Chaxel
  • 2011 -2013: Colonel Chasbœuf
  • 2013 -2015: Colonel Tassel
  • 2015 -2017: Colonel Danigo
  • 2017 -2019: Colonel Debray
  • 2019 : Colonel Prod’homme

Le régiment aujourd’hui : 1 200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies :

– 1 compagnie de commandement et de logistique (CCL), couleur rouge ;

– 5 compagnies de combat :

  • 1ère compagnie : couleur blanc, surnom les « squales », devise « bien faire et laisser dire » ;
  • 2ème compagnie : couleur noir, surnom les « authentiques », devise « trom sua sonc » ;
  • 3ème compagnie : couleur jaune, surnom les « canaris », devise « or j’ose » ;
  • 4ème compagnie : couleur carmin, surnom les « coyotes », devise « ruse et cogne » ;
  • 5ème compagnie : couleur gris, surnom les « lynx », baptisée ‘compagnie portée » ;

– 1 compagnie d’appui (CA), couleur vert, surnom les « diables verts » ; elle comprend l’équipe GCP du régiment ;

– 1 compagnie de réserve opérationnelle, couleur l’azur, surnom les « grizzly ».

Le « 7ème R.P.C.S. »

Le 7ème Régiment Parachutiste de Commandement et de soutien (7ème RPCS) est l’héritier du 7ème BCCP créé le 16 juillet 1949. Il participe à la guerre d’Indochine et sera dissous six fois, a dernière dissolution ayant lieu à Albi en 1991.

Création et différentes dénominations.

Créé le 16 juillet 1949 sous le nom de 7e BCCP à Quimper, il embarque pour l’Indochine et s’installe à Hanoï.

A partir du 18 septembre 1950 il participe aux opérations « Grégoire » avec saut sur Condong puis « Phoque » avec saut sur Thaï-Guyen.

Le 1 octobre 1950 il devient le 7e GCCP et fait l’opération « Intermède » dans la région d’Hanoï.

Rebaptisé 7e BPC le 1 mars 1951 il enchaine les opérations terrestres à Sept-Pagodes, Phu-Moï, Vinh-Yen et Viétri.

En mai 1951 il est dans la bataille du fleuve Day prés du golfe du Tonkin puis dans les combats sur la RC6 en janvier 1952.

En mai il saute à Dang-Dong au nord de Langson puis participe aux opérations « Mirabelle », « Citron » et « Mandarine » le long du canal des bambous.

Il est dissous le 25 juillet 1952 après avoir accroché deux palmes à son fanion.

Recréé en France en avril 1954 le 7e BPC est aérotransporté en Indochine par l’US Air Force. Il est engagé au repli d’An-Khé le 7 mai

Lors de l’opération « Eglantine ». Cette action est la dernière des unités parachutistes en Indochine.

Il embarque le 25 avril 1956 pour la France. Le 7e BPC est la dernière unité de l’Armée française à quitter l’Indochine.

Le 1 juillet 1957 le 7e Régiment de Parachutiste Coloniaux est recréé à Dakar à partir du 4e BCCP dissous.

En janvier 1958 il participe à une l’opération « Ecouvillon» une action conjointe aéroportée Franco-espagnole en Mauritanie pour lutter contre les incursions de l’Armée de Libération de la Mauritanie.

Le 1 décembre 1958 le 7e RPC devient le 7e RPIMa et tient garnison à Dakar. Il interviendra dans de nombreuses actions de dissuasion en Mauritanie et au Niger. En 1962 il fera échec au coup d’état contre le président Senghor au Sénégal, et liquidera une zone de guérilla aux frontières de Guinée et du Mali.

Le 31 mars 1965 il est dissous pour donner naissance au 1e RIAOM.

Création du 7e RPCS à Albi en 1983. Il devient le corps support du GAP mis sur pied en 1979. Le GAP comprend en outre les 3 et 8e RPIMa et le 2e REP.

La création du GAP se trouve justifiée par la densité des engagements extérieurs en Afrique, au Moyen-Orient et dans le Pacifique.

Le GAP est dissous à l’été 1990. Le 7e RPCS l’est à son tour en 1991.

Drapeau

 

Dans ses plis, sont inscrits en lettres d’or : « Indochine 1950-1952-1954 »

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures (Indochine) avec deux palmes (citation à l’ordre de l’armée).

Le régiment porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs.

LES CHEFS DE CORPS DU « 7 »
  • 1949-1950: CBA de FRITSCH
  • 1950-1951: CBA MOULIE
  • 1951-1952: CNE TARTONNE
  • 1954-1956: CBA BALBIN
  • 1957-1959: COL GRALL
  • 1959-1959: LCL CABESTAN
  • 1959-1962: COL LANGLAIS
  • 1962-1965: COL CORTADELLAS
  • 1979-1980: LCL LAFARGUE
  • 1980-1982: LCL De MONMAHOU
  • 1982-1984: LCL DAUFRESNE
  • 1984-1986: COL JOURDAIN
  • 1986-1988: COL LIETTA
  • 1988-1991: COL GRASSER

L’AMICALE DU « 8 » et du « 7 »

L’Amicale des anciens du 8 a vu le jour le 22 novembre 1977. A l’époque le bureau de l’Amicale est constitué comme suit :

Président

Colonel (er) GUILLEMINOT

Trésorier

Chef de bataillon (er) TOMMASI

Secrétaire

Lieutenant-colonel (H) CHAUDRUT

L’objet de l’association est de « perpétuer et exalter les liens de camaraderie entre tous ceux qui ont servi au 8ème bataillon puis régiment de parachutistes d’infanterie de marine depuis 1951 et créer entre eux une chaine de solidarité ». Le siège social est au foyer du 8ème R.P.I.Ma, quartier Fayolle, 81108 Castres.

1988

Le Lieutenant-colonel (H) CHAUDRUT est élu président, le Chef de bataillon (er) TOMMASI vice-président et le Lieutenant-colonel (er) ROCHETTE secrétaire.

1993

Le Général (2S) CANN est élu président, le Chef de bataillon (er) SIMON secrétaire et l’Adjudant-chef (er) BORG trésorier.

2000

Le Chef de bataillon (er) PIEROTTI devient secrétaire et l’Adjudant (er) LANGIN trésorier.

2015

Le Général (2S) REGLAT succède au Général (2S) CANN.

2016

Le Lieutenant-colonel (er) BESSON succède au Chef de bataillon (er) PIEROTTI qui devient Vice-président.

2019

2021

Le Lieutenant-colonel (er) CAMARDA succède au Lieutenant-colonel (er) BESSON.

Suite à l’adoption d’un nouveau statut, un Conseil d’administration est élu ainsi qu’un nouveau Bureau.

Depuis, l’Amicale est devenue l’Amicale du 8 et du 7. C’est en 2005 que son président en exercice, le Lieutenant-colonel (er) NEVEU fait approuver par l’assemblée générale le projet de fusion des amicales du 7ème RPCS et du 8ème R.P.I.Ma. La date de cette fusion est fixée au 1er janvier 2006. L’objet de l’association est de « perpétuer et exalter les liens de camaraderie entre tous ceux qui ont servi au ‘’8’’ et ‘’7’’, que ce soit en Extrême-Orient, en Algérie, en métropole, au Moyen-Orient, etc. ; créer une chaine de solidarité ; contribuer à la réinsertion professionnelle des anciens militaires du 8ème RPIMa et du ‘’7’’ ». Le siège social est au 8ème R.P.I.Ma, quartier Fayolle, BP 339, 81108 Castres.

 L’insigne de l’amicale du « 8 » et du « 7 »

 

L’insigne de l’Amicale du « 8 » et du « 7 », créé par notre adhérent le sergent (er) Guy Saint Just, unit les insignes de corps des deux régiments couchés sur le blason de la ville de Castres, marraine du 8° R.PI.Ma, et sa devise « Debout »

 

La devise de l’amicale du « 8 » et du « 7 »

Servir encore et toujours.

Avenue du lieutenant Jacques Desplats

81108 Castres Cedex