En avril 1946, alors que les combats contre les Viêt-Minh font rage, plusieurs candidats au concours d’entrée à l’EMIA apprennent leur réussite. Mais comment les rapatrier en France pour suivre leur instruction d’élève-officier à Saint-Cyr Coëtquidan en plein conflit ?
Le général Leclerc, alors commandant supérieur en Extrême-Orient décide d’ouvrir une annexe de l’EMIA : le Peloton interarmes d’Extrême-Orient au vieux camp Saint-Benoit à Dalat. Tout est à faire… Les élèves officiers vont s’instruire dans des conditions acrobatiques en même temps qu’ils aménagent le camp, construisent les terrains de sport et de tir, améliorent leur culture générale et militaire.
Le 19 décembre 1946, le Vietminh attaque partout au Tonkin et en Annam. La guerre, la vraie guerre est engagée. Le général Valluy, qui a succédé au général Leclerc, garde la situation en main. Il gratte tous les effectifs en surplus. Les hôpitaux, les états-majors sont vidés au profit de l’Indochine du Nord.
Ultime mesure, il décide de dissoudre l’école, de nommer aspirants les élèves et de les envoyer dans les unités les plus engagées. C’est la seconde fois dans l’histoire de l’armée française, la première en 1870, que des élèves officiers sont envoyés directement au feu sans terminer leur formation.