Le 23 octobre, anniversaire de l’attentat sur le poste Drakkar du 1er RCP, la ville de Reims a rendu hommage à
ses enfants morts en opérations extérieures. Parmi eux, le parachutiste Éric Régnier, du 7e RPCS.
Engagé en août 1982 à 18 ans au 7e RPCS, originaire de la Meuse et enfant de l’assistance publique, le parachutiste Eric Régnier se porte volontaire pour rejoindre Beyrouth le 3 novembre 1983, dans le cadre de l’opération DIODON IV pour servir au sein de la section de protection du quartier général.
Agé de 19 ans, il tombe le 9 janvier 1984 à son poste de combat, atteint de plein fouet par une roquette qui blesse grièvement le brigadier-chef Bonpart et le brigadier L’Huillier.
Au cimetière Sud de Reims, sa sépulture très simple et ne portant pas même son nom était restée plus ou moins à l’abandon. Quelques camarades anciens de sa section ont pris l’initiative de lui donner un nouvel éclat puis d’organiser, 41 ans après sa mort et sur sa tombe rénovée, un hommage particulier. La ville, les associations (dont l’Amicale) s’y sont associées. Le Souvenir Français assurera dans la durée le maintien de la mémoire de notre camarade.
Son frère Pascal est enterré avec lui. Sa seule famille, présente à la cérémonie est constituée de la veuve de Pascal et de ses enfants.
Ce sont donc deux cérémonies qui ont pris place, tout d’abord au cimetière, organisée par les anciens de la section de protection, puis au monument aux Morts en OPEX, en ville, en présence des élus, du sous-préfet, et avec un piquet d’honneur du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes.
Un hommage lui a été adressé par le colonel (er) Sicé, alors lieutenant et chef de section d’Eric. N’ayant pas pu faire le déplacement, c’est l’adjudant-chef (er) Xavier Bonpart, blessé dans la même action, qui en a assuré la lecture.
L’Amicale et son Drapeau étaient présents aux deux cérémonies. Un groupe d’anciens du 7, essentiellement de la section de protection, se sont ensuite retrouvés pour un déjeuner en commun en compagnie de la famille d’Éric. L’émotion y était toujours présente, et la joie de se retrouver plus forte que tout.
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