Les Parachutistes

Edition du Hors-série n°2 de la revue en ligne RES MILITARIS – Les parachutistes

Présentation du numéro

La présente livraison hors-série consacrée aux formations parachutistes françaises fait suite à celle publiée en décembre 2021 dans Res Militaris (https://resmilitaris.net/horsserie-parachutistes-1-ere-partie-decembre-2021), dont elle constitue en réalité la seconde partie. Elle est pilotée, comme précédemment, par Martine Cuttier. La profonde gratitude de ses initiateurs est acquise à Olivier Kempf et Jean Dufourcq, éditeurs de La Lettre de la Vigie, pour l’accueil bienveillant qu’ils ont réservé à ce numéro spécial orphelin en acceptant de le publier dans leurs colonnes.

Les articles présentés reprennent d’abord le fil des opérations, tant extérieures qu’intérieures, auxquelles ont participé des troupes aéroportées (TAP). La première partie en avait interrompu la liste en 1994 avec la tragédie rwandaise : celle-ci s’intéresse à la période écoulée depuis lors, marquée par une moindre rareté (voire, dans les dernières années, par un véritable emballement) des largages opérationnels de combattants et de matériels qui sont au cœur de l’identité parachutiste. Elle le fait, comme précédemment encore, en donnant la parole aux acteurs et témoins directs, mais aussi à deux universitaires : ce numéro, comme le premier, vaut autant par les témoignages sur les pratiques et l’état d’esprit des parachutistes que par les analyses qu’il propose. Son second volet offre, à la suite, quelques éclairages particuliers : sur le rôle du Service de Santé et des aumôniers au sein des TAP, sur les rapports qu’elles peuvent tisser au niveau local avec le personnel politique (au travers du portrait intime qu’en donne un parlementaire), enfin sur l’imaginaire et le type de création artistique que suscite l’action par la troisième dimension.

(Cliquez sur le nom de l’auteur pour lire l’article).

Le chapitre des opérations récentes s’ouvre avec un article de Bruno Clément-Bollée sur l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, suivi d’un autre, signé de Jacques Lechevallier, à propos de l’opération Aigle conduite par des parachutistes au Kosovo en 2004. Gregor Mathias introduit ensuite le contexte politique dans lequel furent engagées les opérations Sangaris en République centrafricaine, puis Serval et Barkhane au Sahel en 2013-2014. Martine Cuttier enchaîne avec l’évocation (fondée sur des récits recueillis auprès de leurs acteurs, l’analyse de diverses publications militaires et les travaux de sciences sociales qui s’y rapportent) du déroulement, du vécu et de l’impact de cinq opérations ou catégories d’opérations récentes : elle évoque ainsi le Kosovo (2004) à nouveau, la tragédie d’Uzbin (2008), Sangaris encore, puis l’action des paras au Mali et dans les pays voisins de 2013 à nos jours, et termine par un aperçu de leur contribution aux opérations intérieures (Sentinelle et Résilience). Léa Guignon offre, pour clore ce volet initial, une vue d’ensemble de la stratégie, des moyens et des enjeux de l’action de la France au Sahel à travers celle de ses parachutistes. 

Puis viennent deux contributions, respectivement signées de Gabriel Morand, Luc Aigle et Christophe Dubecq d’une part, du Père Richard Kalka de l’autre, sur ces rouages essentiels des unités parachutistes que sont les personnels médicaux et les aumôniers. Elles sont suivies de celle qu’a bien voulu rédiger Philippe Folliot, sénateur du Tarn, sur le rapport qu’il entretient avec le 8e RPIMa de Castres depuis une vingtaine d’années.

Le numéro se termine avec deux articles qui élargissent la focale : l’un d’Aymeric Jaud à propos de la place des unités de bérets rouges dans la vie et l’œuvre de Pierre Schoendoerffer, l’autre de Jean-Baptiste Clais sur la présence et l’image des parachutistes dans la culture populaire.

Bonne lecture !

Bernard Boëne