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LE 2e RÉGIMENT ÉTRANGER DE PARACHUTISTES A MENÉ UNE OPÉRATION AÉROPORTÉE EN ESTONIE, SOUS TRÈS FAIBLE PRÉAVIS

par Laurent Lagneau · 22 juin 2022

En décembre 2021, une compagnie du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] avait place à bord d’un avion de transport tactique A400M « Atlas » avant de décoller du Pôle national des opérations aéroportées [PN-OAP], implanté à Toulouse-Francazal, pour ensuite être larguée au-dessus de la région de Yamassoukro [Côte d’Ivoire] au terme de six heures de vol.

Plus de six mois après, et dans un tout autre contexte, la 11e Brigade Parachutiste [BP] a mené une opération aéroportée similaire, du moins dans son principe. En effet, dans la nuit du 21 au 22 juin, un A400M de l’escadron de transport 4/61 « Béarn » s’est envolé de la base d’Orléans-Bricy pour rejoindre celle de Ventiseri-Solenzara [Corse], où il a accueilli à son bord une compagnie du 2e Régiment Étranger de Parachutistes [REP], implanté à Calvi. Puis, escorté par deux Mirage 2000-5, l’A400M du Béarn a mis le cap vers l’Estonie. Une fois arrivé sur place, les légionnaires du 2e REP ont été largués sur une zone tenue par deux sections de l’armée estonienne, avec lesquels ils ont conduit une « manœuvre tactique ».

Appelée « Thunder Lynx », cette opération aéroportée [OAP] surprise, menée à très court préavis, « illustre la capacité des forces françaises à intervenir en urgence et à soutenir un pays allié », fait valoir l’État-major des armées [EMA]. Et d’ajouter qu’elle a été exécutée comme un « acte de solidarité stratégique » envers l’Estonie, alors que ce pays baltes est sous pression russe, comme l’a indiqué Kalle Laanet, son ministre de la Défense.

Pour rappel, les forces françaises participent à la Présence avancée rehaussée de l’Otan [eFP], via la mission Lynx », laquelle mobilise 500 militaires de l’armée de Terre. Ceux-ci sont déployés en Estonie, au sein d’un bataillon multinational dirigée par le Royaume-Uni.

En outre, et au-delà des déploiements ponctuels de la Marine nationale, l’armée de l’Air & de l’Espace assure la protection de l’espace aérien estonien avec quatre Mirage 2000-5, dans le cadre de la mission Baltic Air Policing, conduite par l’Otan.

Ce 22 juin, une centaine de parachutistes du 2e REP (11e BP) ont été transportés par un A400M de l’armée de l’Air et de l’Espace au-dessus du territoire estonien (photo EMA).

Ils ont embarqué à Solenzara vers minuit et ont été largués vers 6h du matin.

Cet aéro-largage a été suivi par une manœuvre tactique terrestre conjointe entre les unités françaises et estoniennes.

Cette opération rappelle celle des Américains en 2021. L’an dernier, près de 800 parachutistes de la 3e brigade de combat de la 82e Airborne Division venant de Fort Bragg ont été largués par des C-17 Globemaster III pendant l’exercice Swift Response 21.

Lettre d’information ASAF de juin 2022

Si la troisième guerre mondiale survient, elle ne sera pas nucléaire. mais alimentaire

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La LPM (loi de programmation militaire) 1919-1025 en cours permet tout juste un rattrapage des années de diète budgétaire auxquelles les armées ont été soumises depuis 20 ans. Comme la cour des comptes le souligne, il ne s’agit pas encore d’une réelle remontée en puissance en vue de la préparation d’un conflit à haute intensité. S’y ajoute la question des effectifs avec des difficultés de recrutement.

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Qualification du véhicule Fardier destiné aux troupes aéroportées et aux forces spéciales

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

Posté le mercredi 15 juin 2022

La Direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le 10 juin 2022 le véhicule Fardier destiné aux troupes aéroportées de l’armée de Terre, ainsi qu’aux forces spéciales. Les huit premiers véhicules devraient être livrés aux armées d’ici à la fin de l’année.

Petit véhicule de transport tout-terrain aérotransportable, aérolargable et héliportable, le Fardier permettra de déployer rapidement des commandos, d’alléger le combattant débarqué en toute zone, et de faciliter l’autodéfense des zones de déploiement.

La Loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit la livraison de 300 véhicules Fardier à la 11e brigade parachutiste de l’armée de Terre et au Commandement des opérations spéciales (COS) d’ici à 2030.

Le marché a été notifié par la DGA en 2017 pour un montant de 44 millions d’euros à la société française UNAC (Gard). 172 remorques ont également été commandées.

La qualification du Fardier a été prononcée après une campagne d’essais menée dans les centres d’expertise et d’essais de la DGA, en lien avec la Section technique de l’armée de Terre, représentatifs des divers théâtres d’opérations où sont couramment déployées les unités combattantes qui recevront ce véhicule. En décembre 2020, la DGA avait notamment réalisé avec succès une campagne de qualification du largage depuis un A400M. Les essais de mobilité se sont déroulés dans le sable de Biscarrosse, dans la boue de Fontevraud et la rocaille de Canjuers.

Le Fardier répond au besoin des troupes aéroportées de la 11e brigade parachutiste et également des forces spéciales françaises de disposer d’un véhicule rustique, à forte capacité de projection par vecteur aérien, avec une excellente mobilité et une capacité de transport importante. Grâce à ces différents atouts, le Fardier permet de déployer rapidement des commandos par aérolargage ou poser d’assaut, de participer à une saisie rapide du terrain, d’assurer des missions de reconnaissance, d’aide aux déplacements logistiques, d’appui et de commandement.

Le Fardier peut être embarqué à bord d’un avion de transport militaire (C130 Hercules et A400M Atlas), parachuté (depuis C130 Hercules et A400M Atlas) et transporté par hélicoptère sous élingue (Caracal et NH90). Grâce à ce véhicule, les commandos pourront être largués ou déposés à distance de sécurité puis se déplacer rapidement avec leur matériel vers leurs objectifs. Ainsi allégés, ces combattants qui portent environ 50kg sur le dos gagnent en agilité et augmentent leur rayon d’action.

Véhicule de servitude, le Fardier peut tracter un mortier de 120mm ou transporter plusieurs gros équipements au moyen d‘une remorque disposant d’une charge utile de 400kg. Il permet également d’évacuer rapidement un blessé couché vers un lieu de prise en charge.

Véhicule léger tout terrain compact de 2 tonnes, il dispose d’une forte capacité de franchissement ainsi que de déplacement sur des terrains inaccessibles aux 4×4 classiques. Robuste et fiable, le Fardier a été conçu sans aucun système électronique pour éviter toute panne non-réparable en opération.

Le marché Fardier représente 250 emplois, directs et indirects, chez UNAC et ses sous-traitants.

Vingt-six ans après la fin de la conscription en France, l’armée française face à de nouveaux défis

Arnaud Florac 27 mai 2022

C’était un 28 mai, le 28 mai 1996 pour être précis. Jacques Chirac annonçait ce jour-là que la conscription, c’est-à-dire le service militaire obligatoire, allait être suspendue – pas supprimée, précision qui a son importance. Les raisons qui avaient présidé à cette annonce étaient nombreuses et de divers ordres. Tout d’abord, la fin, en 1992, de l’URSS avait, dans l’esprit du temps, laissé croire à une paix perpétuelle que ne rompraient, çà et là, que des expéditions en Afrique, menées par des troupes d’infanterie légère. Il n’y avait, pour les analystes politiques de l’époque, aucune raison de croire à la résurgence d’une menace d’affrontement majeur. Rétrospectivement, il est difficile de leur en vouloir. Ensuite, l’idée de Chirac était de professionnaliser nos forces armées, c’est-à-dire d’en finir avec le modèle à deux vitesses qui mettait dos à dos des troupes d’élites presque entièrement professionnalisées (troupes de marine, parachutistes, Légion étrangère), destinées à la guerre proprement dite, et des troupes d’amateurs, porteuses de numéros de série peu prestigieux et affectées dans des garnisons peu enviables. Les armées occidentales peuvent être divisées, depuis bien longtemps, en 20 % de fanatiques faits pour le combat et 80 % de cas sociaux rééduqués par l’institution militaire. Le projet était, cette fois, de faire de l’armée un véritable métier. La troisième raison, sous-jacente, était sans doute un peu moins avouable. L’immigration commençait, en ce mitan des années 90, à poser problème. On était déjà loin des enthousiasmes puérils de l’antiracisme à la Mitterrand, avec ses mains jaunes, ses concerts festifs et sa propagande pour simplets. Les attentats islamistes du GIA, en 1995, avaient ensanglanté Paris. La proportion de jeunes gens qui, bien que détestant la France, étaient susceptibles d’en porter les armes par obligation légale posait problème.

Zoom avant jusqu’en 2022 : à quoi servait de supprimer la conscription ? Face au conflit ukrainien, en cohérence avec la vision stratégique (assez prophétique, d’ailleurs) de l’actuel chef d’état-major des armées, la France redécouvre la menace d’un engagement majeur, c’est-à-dire d’une vraie guerre. Les expéditions légères en Afrique ont vécu : le Mali a unilatéralement chassé, sans excès d’élégance, le contingent français qui lui a pourtant sacrifié des dizaines de ses soldats, et il y a peu de chances qu’un continent désormais dominé par la Chine et la Russie rappelle un jour d’anciens colons qu’il a appris à haïr. Les opérations de maintien de la paix pour le compte de l’ONU (au Liban, notamment) entretiennent une présence symbolique, pas davantage. La prochaine guerre, contre un ennemi de rang équivalent voire égal, sera peut-être totale : ce sera un terrible Moloch qui engloutira dans ses fournaises des centaines de vies de soldats. Nous ne sommes probablement pas prêts à l’entendre, mais c’est ainsi. La Russie, par exemple, aurait perdu approximativement 25.000 hommes en Ukraine, selon les estimations les plus prudentes.

La professionnalisation, elle, n’a pas fait disparaître le clivage fondamental, au sol, entre « troupes combattantes » et « arrière » : malgré le sacrifice de nombreux soldats des armes dites de soutien, les troupes de mêlée continuent de fournir la totalité des grands chefs de l’armée de terre et les unités d’appui (artillerie, génie) ou de soutien (train, matériel) continuent de servir dans l’ombre, sans moyens ni gratitude. Par ailleurs, malgré la disparition provisoire des lignes de front, le décalage des recrutements entre élite et masse ne s’est pas réduit : selon les chiffres de la presse (L’Opinion, 19/5/2015), le taux de sélection est en moyenne de trois candidats pour une place, toutes catégories confondues. Il descend jusqu’à 1,6 pour certaines spécialités, mais remonte jusqu’à 9 pour 1 dans la Légion étrangère. Le pourcentage de 20 % de guerriers pour 80 % de cas sociaux rééduqués semble toujours pertinent et explique peut-être la fascination des parlementaires pour un « tout Forces spéciales » au Sahel, comme l’avait montré un rapport de 2014 (désormais largement révisé par un nouveau rapport de 2022) : en confiant toutes les missions à des soldats d’élite, on les épuise et on leur fait faire n’importe quoi, mais on achète une sérénité provisoire.

Enfin, les enjeux liés à l’immigration ne se sont pas, loin s’en faut, évanouis : bien que le Grand Remplacement soit officiellement une théorie d’extrême droite, les exigences religieuses (alimentaires, d’adaptations liées au ramadan, etc.) ont donné lieu à la création de rations halal, produites en nombre. Il faudrait demander aux militaires si le ramadan donne lieu à des demandes d’horaires adaptés. Enfin, les cas de militaires refusant de se battre en Afghanistan ou partant rejoindre la Syrie après leur contrat, bien qu’il s’agisse de cas isolés, posent la question de la pertinence d’une mobilisation de masse. À quoi sert, en effet, d’apprendre le maniement des armes françaises à des gens qui haïssent le pays dont ils détiennent les papiers d’identité ?

En somme, vingt-six ans après la suspension de la conscription, aucun problème n’est réglé. On en a même ajouté quelques-uns : celui des effectifs ; celui de l’acceptation de la mort au combat par l’opinion publique ; celui de la compréhension du conflit par la nation et même celui de la participation active de l’opinion publique à la guerre, qui se joue dans tous les domaines, y compris au quotidien. Nous vivons une époque intéressante.

«Il est urgent de réinvestir dans notre Défense face à l'ampleur de la menace»

Par Jean-Louis Thiérot

«En 100 jours, l’armée ukrainienne a ainsi perdu l’équivalent de notre parc de blindés lourds et ses pertes en homme représentent le quart de notre armée de terre.»

FIGAROVOX/TRIBUNE – La Défense a été la grande absente de l’élection présidentielle, déplore le député LR Jean-Louis Thiériot. Pour lui, la capacité à «gagner la guerre avant la guerre», c’est-à-dire à l’éviter, mérite de relever d’un «quoiqu’il en coûte» de la sécurité.

Jean-Louis Thiériot est ancien président du conseil départemental de Seine-et-Marne. Avocat et historien, il a notamment publié «De Gaulle, le dernier réformateur» (Tallandier, 2018). Actuellement député LR, il est candidat aux élections législatives dans la 3e circonscription de Seine-et-Marne.

Malgré les armes qui partaient en Ukraine, la Défense a été la grande absente de l’élection présidentielle. Plus surprenant encore, alors que de nombreux pays européens adaptent leur outil militaire (Belgique: passage à 2,1% du PIB, Pologne à 3%, Allemagne: fonds spécial de 100 milliards), la France est totalement silencieuse. La situation de nos finances publiques, le stock de dette, les menaces inflationnistes et son corollaire, la hausse prévisible des taux, expliquent aisément ce silence gêné. Pourtant la situation est préoccupante et les décisions à prendre, urgentes.

Qu’il s’agisse de la mission parlementaire sur le «combat de haute intensité» que j’ai eu l’honneur de co-rapporter ou du récent rapport de la Cour des comptes, le constat est le même. Hors dissuasion, l’armée française a pour elle d’avoir un «modèle d’armée complet» et d’avoir l’expérience du combat. Mais elle est échantillonnaire, sans la «masse» et les stocks nécessaires pour durer dans un combat de haute intensité. En 100 jours, l’armée ukrainienne a ainsi perdu l’équivalent de notre parc de blindés lourds et ses pertes en homme représentent le quart de notre armée de terre.

La Cour des Comptes constate que, même en respectant la hausse annuelle de 3 milliards prévue par la loi de programmation, l’objectif d’un modèle complet à l’horizon 2030 ne pourra être atteint.

Face à ce constat, après avoir salué à juste titre le respect de la LPM, la Cour constate que, même en respectant la hausse annuelle de 3 milliards prévue par la loi de programmation, l’objectif d’un modèle complet à l’horizon 2030 ne pourra être atteint. Elle propose trois scénarios dont les deux premiers sont inacceptables: l’abandon de certaines de nos capacités sur le modèle de l’integrated review du Royaume-Uni, la «réduction homothétique» de nos investissements – l’allongement des programmes au prix d’une hausse des coûts finaux – ou l’augmentation de nos efforts, difficile à atteindre dans le contexte budgétaire que l’on connaît. Eu égard à l’ampleur des menaces, notamment en Europe, c’est pourtant le seul acceptable. Il suppose quelques mesures courageuses:

  • Rédiger un nouveau Livre Blanc, posant sur le papier les intérêts français, la nature des menaces et les moyens nécessaires pour y répondre. Malgré l’actualisation de 2017, le dernier Livre Blanc date de 2013 et est partiellement obsolète.
  • Combler d’urgence les trous capacitaires déjà identifiés: stock de munitions, frappes dans la profondeur (artillerie lourde dont le conflit ukrainien a montré l’ardente nécessité), génie, logistique, minage-bréchage, drones et lutte anti-drone, défense aérienne, parc Rafale à renforcer, armement de nos navires, pour n’en citer que quelques-uns, sans oublier l’entraînement des forces et le maintien en condition opérationnelle des matériels.
  • Réfléchir à l’équilibre technologie/masse et renforcement du volume des forces probablement par un appel accru à la réserve et à la réduction des opérations intérieures telles que Sentinelle.
  • Anticiper les défis de demain à l’horizon 2040 car les systèmes d’armes se bâtissent très en amont: armes hypersoniques, armes à énergie dirigées, ordinateur quantique, IA, guerre cognitive…

L’heure est au courage politique d’assumer des dépenses souvent impopulaires – encore que l’image des armées soit exceptionnelle et qu’il existe un véritable multiplicateur keynésien.

Tout cela coûtera cher, mais plus qu’en toute autre matière, la capacité à «gagner la guerre avant la guerre», c’est-à-dire à l’éviter, mérite de relever d’un «quoiqu’il en coûte» de la sécurité.

Elle est aussi à des solutions innovantes.

Pourquoi ne pas approfondir les possibilités du leasing avec un fonds privé, extérieur au budget de l’État, dédié à l’acquisition du matériel de Défense permettant de louer le matériel et de ne budgéter que le loyer ou ce qui serait détruit. Enfin, à Bruxelles, le combat doit être mené pour que les dépenses de Défense soient exclues des critères de Maastricht. La Belgique, la Pologne en ont déjà fait la demande. À la France d’être leader sur ce dossier.

Le pilier européen de la Défense de l’Europe est un enjeu clé, à condition d’être conduit avec lucidité sans naïveté. Tout ce qui renforce la capacité des Européens à se défendre eux-mêmes est une bonne chose. Mais, «l’autonomie stratégique européenne» demeure une chimère pour nombre de nos partenaires. Pour nos alliés, de l’Est notamment, l’Otan demeure l’horizon indépassable. Les 7 milliards du fonds européen de Défense (à comparer aux 1000 milliards de dépenses annuelles), les coopérations structurées permanentes et même l’excellent rapport de Thierry Breton sur l’Europe de la défense ne posent que des jalons. Pour longtemps encore la défense demeurera nationale et les accords bilatéraux ad hoc l’instrument le plus efficace.

Cette maxime, «autant d’Europe que possible, autant de nationale que nécessaire» s’applique aussi à l’industrie de défense. In abstracto, il serait souhaitable de disposer de géants européens. In concreto, sur des projets comme le SCAF ou le MGCS, on mesure les difficultés de coopérations qui n’ont de sens que si elles permettent d’obtenir pour moins cher, et plus vite, des matériels répondant aux besoins réels de nos armées. C’est loin d’être toujours le cas. Si l’on y ajoute le tropisme américain de certains acteurs – Airbus qui motorise l’Eurodrône avec des moteurs GE ou l’Allemagne qui dès l’annonce de la création du fond de 100 milliards commande des F35 américains- la vigilance doit être de mise.

La Défense, c’est bien plus que la défense militaire, c’est la défense civile, la défense économique, la défense cyber, la défense culturelle et morale.

Quelques priorités se détachent:

  • mise en place d’un European buy act de l’armement en contrepartie des coopérations ;
  • préservation de la liberté française en matière de grand export ;
  • sauvegarde du financement de la BITD (base industrielle et technologique de défense) menacé par certains critères ESG ou certains projets funestes comme la taxonomie sociale et le label finance durable qui exclurait le secteur de la Défense.

La création d’un secrétariat d’État à la BITD qui coordonnerait les différents acteurs pourrait être une réponse.

Tous ces éléments doivent être intégrés dans la notion de «Défense globale» définie par l’ordonnance de 1959 dont il faut retrouver l’esprit: la Défense, c’est bien plus que la défense militaire, c’est la défense civile, la défense économique, la défense cyber, la défense culturelle et morale. C’est la résilience de la nation, la promotion de la souveraineté pour les industries vitales, la constitution de stocks stratégiques. Sans tomber dans une fièvre obsidionale hors de propos, le renforcement des cellules planification du SGDSN (secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) est une réelle nécessité.

Bref, l’heure est à l’action ! Elle est aussi, sur ce sujet clef, si le courage est au rendez-vous, à l’union nationale des partis de gouvernement. L’épée de la France est au-dessus des partis !

Armement, logistique, cyberdéfense… Ce que la guerre en Ukraine nous apprend sur l’armée française

La France est préparée pour des conflits asymétriques, mais pas pour une guerre inter-étatique comme celle qui oppose la Russie à l’Ukraine. Des experts analysent ce que le conflit révèle de nos armées et des défis qui les attendent.

Lire l’article…

En l’honneur de leurs 400 ans, les troupes de marine défileront ensemble sur les Champs-Elysées, le 14 juillet.

761 marsouins et bigors de 14 unités représenteront la diversité et la richesse de l’Arme.

Cet anniversaire ne sera pas le seul puisque seront aussi évoqués, le 14 juillet,

    • les 80 ans des SIC,
    • les 30 ans du COS,
    • les 50 ans de la 1ère patrouille d’un SNLE,
    • les 80 ans de la création des FUSCO,
    • les 50 ans de la PMM,
    • les 70 ans du Bagad de Lann Bihoué,
    • les 80 ans de l’escadron de Normandie-Niemen.

Revue « Esprit défense »

avec

  • un dossier « Les réservistes, un appui de taille au sein des armées » ;
  • dans le Détroit d’Ormuz avec AGENOR, vigie de la sécurité maritime ;
  • découverte du nouveau blindé de reconnaissance et de combat intégré au programme Scorpion, le JAGUAR.

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Ci-joint un mémento du cérémonial, du protocole, de la préséance et des usages élaboré par le DMD de l’Eure qui se veut un guide pratique pour l’organisation des cérémonies et l’application du protocole.

Toutes les associations doivent en avoir pris connaissance avant d’organiser une cérémonie patriotique  et notamment avant d’organiser une remise de décorations.

   HISTORIQUE DE LA BRIGADE DE PARACHUTISTES D’OUTRE-MER

Il décrit de façon chronologique l’histoire des unités des Troupes de Marine de la BP. Ce document se décompose en trois périodes :

1) Les « Grands Ancêtres », d’où elle est issue.

2) La 1ére Demi B.C.C.P. et les formations qu’elle a mis sur pieds.

3) La Brigade et les formations qu’elle a engendrées.

Pour chaque formation (Bataillon, Groupe de Commando, régiment), il a été établi :

a) Une fiche « d’état-civil », dont tous les renseignements ont été puisés dans des pièces officielles.

b) Un résumé des activités établi d’après les journaux de marche et C.R. d’opération.

c) Une copie de chacune des citations collectives.

Contactez-nous.

Avenue du lieutenant Jacques Desplats

81108 Castres Cedex