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La place Charles de Gaulle outragée

Lettre de l’ASAF de septembre 2021

                              

Pour les jeunes et les moins jeunes :

Situé sur le parvis du musée d’Orsay, au sein de l’hôtel de Salm, le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie bénéficie d’un emplacement privilégié pour présenter ses collections uniques au monde.

Le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie propose un voyage insolite à travers les époques et les cultures grâce à 5.000 objets d’art et décorations provenant du monde entier.

Visitez avec ce magnifique diaporama.        

Traditions et petites histoires militaires

Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD)

LE SALUT MILITAIRE

En guise de salut, chez les militaires, on ne se sert pas la main et on ne se fait pas la bise : on utilise la main droite, doigts serrés et paume visible, portée à hauteur de la tempe. Un geste formel, par lequel un militaire exprime son respect à un supérieur, qui lui rend par le même mouvement.

Ce salut militaire trouve son origine dans l’Antiquité. Il s’agissait avant tout d’un signe de paix : quand deux guerriers se rencontraient pour indiquer leurs bonnes intentions, ils levaient leur main droite, paume largement ouverte, afin de montrer qu’ils ne tenaient pas d’armes.

Au Moyen-Âge, la signification de ce geste évolue. A cette époque, de nombreux tournois organisent l’affrontement en duel des chevaliers pour amuser les seigneurs et leur cour. Vêtus d’une lourde armure et munis d’une lance, les deux cavaliers chargeaient leur adversaire afin de le faire tomber. Avant de s’élancer, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, ils relevaient la visière de leur casque pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, ce geste est repris parmi les soldats se témoignant une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient ainsi la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant alors allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité. Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

Ce salut traverse ensuite les siècles, acquérant un caractère de plus en plus solennel. En France, le livre de L’infanterie de l’armée française de 1916, décrit ainsi précisément la façon dont le mouvement doit être exécuté : « Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules. L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang. Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé. S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas. S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. […] »

Aujourd’hui, ce salut est présent dans la majorité des armées du monde, avec quelques variations. Par exemple, les Polonais sont les seuls à avoir gardé le salut ancestral à trois doigts. Quant aux Etats-Unis et au Canada, le salut se fait avec la main au niveau de la tempe, la paume cachée. Il semblerait que ce geste soit issu d’une tradition Marine : les hommes d’équipage et les officiers mariniers ayant souvent les mains sales, ils la retournaient face au sol afin de ne pas les exhiber aux officiers.

 

LES PETITS SECRETS DE L’HÔTEL DES INVALIDES A PARIS

Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors, pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues masqués à la machine à café, découvrez cinq anecdotes insolites sur l’Hôtel des Invalides.

1-      Un tombeau à cinq cercueils

Si l’Hôtel des Invalides fait partie des monuments incontournables du patrimoine français, c’est notamment parce qu’il renferme le tombeau d’un des hommes de guerre les plus célèbres de l’Histoire : celui de Napoléon Bonaparte, décédé en 1821 et dont le corps n’a été rapatrié en France qu’en 1840. Pour rendre hommage à l’Empereur, un somptueux tombeau a été réalisé. Mais de nombreux visiteurs ignorent que le corps de Napoléon repose dans un ensemble de cinq cercueils ! Un premier en fer blanc, un deuxième en acajou, un troisième en plomb, tout comme le quatrième, et un dernier en ébène.

2-      L’armure du plus grand dirigeant français

Au musée de l’Armée, les visiteurs peuvent découvrir « l’armure aux lions », façonnée au XVIe siècle. Cette dernière aurait appartenu au roi François Ier, qui a régné de 1515 à 1547. L’examen de cette armure a permis de confirmer la grande taille du souverain. Ce dernier mesurait en effet… 1 m 98 ! Une taille hors norme pour l’époque.

3-      Le clin d’œil de Louvois

La monumentale cour d’honneur des Invalides est surplombée de 60 lucarnes décorées d’attributs militaires et de trophées d’arme. Sur l’une d’entre elles se trouve un loup, sortant des hautes herbes, dont les pattes enserrent l’œil-de-bœuf. Il s’agirait là d’un rébus : « un loup voit ». Ce clin d’œil serait l’œuvre de François Michel Le Tellier, marquis de Louvois. Secrétaire d’État de Louis XIV, il supervisa la construction des Invalides. Mais le roi, souhaitant s’attribuer toute la gloire de l’édifice, aurait refusé au marquis d’apposer ses armoiries sur les Invalides. Le marquis aurait donc trouvé cette parade « discrète » pour faire apparaître son nom.

4-      Le plus grand « carditaphe » de France

Les Invalides abritent le plus grand lieu de dépôt de cœur de France, autrement dit le plus important carditaphe. Les cœurs de douze personnalités de l’Histoire de France y reposent. Parmi eux, celui de Vauban, ingénieur et maréchal de France, celui du général Kléber et celui du général Leclerc. Au milieu de tous ces cœurs, un seul appartient à une femme, la comtesse de Villelume. Plus connue sous le nom de « l’héroïne au verre de sang », la jeune femme aurait sauvé la vie de son père (gouverneur de Paris) condamné à mort. Selon la légende, elle aurait bu un verre de sang sous la menace des bourreaux qui, surpris par le courage de la jeune fille, auraient laissé la vie sauve à son père.

5-      La trappe secrète de la chapelle Saint-Louis

Dans les combles de la chapelle Saint-Louis des Invalides se trouve une petite trappe au sol ouvrant sur le plafond du lieu saint. La légende raconte que, lors des messes officiées en présence des blessés de guerre des Invalides, une colombe lâchée par la trappe donnait l’impression de surgir miraculeusement, apportant le message aux vétérans que l’Esprit Saint était à leurs côtés.

Dans le cadre du Devoir de Mémoire, l’amicale des anciens du 2ème RPIMa édite une plaquette sur  » l’opération Bizerte  » de 1961 dans laquelle s’est illustré le 2.
Cette plaquette d’une cinquantaine de pages, réalisée par Paul VILLATOUX et Marie-Danielle DEMELAS (autrice de “ Parachutistes en Indochine ” et de  » Parachutistes en Algérie « , sera vendue 8 € l’exemplaire.
Cliquez ici ou sur l’image ci-contre pour lire quelques extraits de cet ouvrage

Carte des musées militaire de France. Cliquez pour agrandir.

« C’est le ruban que vous porterez sur la poitrine et qui dira à vos camarades, à vos familles, à vos concitoyens que celui qui la porte est un brave. »
Napoléon III, 22 janvier 1852.

Directive – Politique de décorations de la ministre des Armées – Edition 2021.

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